01.10.2006

Les Présidentiables...

medium_elys2.jpgLes présidentiables socialistes partis à la conquête de l'investiture du PS auraient pu tenir seuls le haut de l'affiche ce week-end, si le candidat probable de l'UMP Nicolas Sarkozy n'avait pas participé un grand rassemblement militant samedi à Paris.

Les présidentiables socialistes, qui sont trois à avoir annoncé officiellement leur candidature à l'investiture depuis vendredi, sont allés de visites de terrain en apparitions médiatiques.

Après s'être lancée officiellement dans la course vendredi soir à Vitrolles, Ségolène Royal était en visite dimanche à Guingamp (Côtes d'Armor). Mme Royal est toujours largement préférée des sympathisants socialistes selon deux sondages Ifop publiés ce week-end.

Dominique Strauss-Kahn a fait déposer son dossier de candidature samedi au siège du PS rue de Solférino, par trois de ses proches.

Il s'est également rendu dimanche aux Etats généraux de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) à la Défense, où il a signé une charte pour l'emploi avec d'autres responsables politiques et syndicaux comme Marie-George Buffet. M. Strauss-Kahn, invité dimanche du grand jury/RTL Le Figaro/LCI, aborde "cette compétition avec un esprit déterminé, dans le respect des militants, mais aussi dans la convivialité et l'amitié", a déclaré M. Cambadelis, l'un de ses lieutenants.

Troisième prétendant socialiste à se déclarer,  Laurent Fabius, qui a choisi de lancer officiellement sa candidature devant les militants socialistes du Gers, à l'occasion d'une visite à l'université d'automne de "Sauvons la Recherche". "Je veux que dans les mois à venir il y ait un "candidat du pouvoir d'achat" qui parle aux salariés, et qui fera du logement, de l'emploi et de la santé des messages forts de la campagne", a déclaré M. Fabius.

Quant à Jack Lang, il laisse encore planer le doute, annonçant sur Canal+ qu'il "officialiserait mardi matin sa décision" d'être ou non candidat à l'investiture PS.

 

 Face à ce déploiement socialiste, le candidat probable de l'UMP Nicolas Sarkozy participait à une grande réunion de nouveaux adhérents samedi à Paris. Devant plus de 5.000 personnes, le ministre de l'Intérieur a ironisé sur le fait qu'il était tout à la fois "la bouée de sauvetage" des socialistes qui "trouvent leur point commun" en "criant haro sur moi", "l'homme à abattre" du Front national, le "bouc émissaire" de l'extrême gauche.

"A moi tout seul, je mettrais donc en cause l'indépendance de la justice, l'indépendance des médias, l'indépendance de la France. Pour un succès, c'en est un. Ca va finir par me gêner", a-t-il ironisé.

 

 D'autres candidats probables ou déclarés ont fait comme Laurent Fabius le déplacement à l'Université d'automne de Sauvons la Recherche, tels François Bayrou (UDF), Marie-George Buffet (PCF), Dominique Voynet (Verts), Olivier Besancenot (LCR), Christiane Taubira (PRG) et France Gammerre (Génération Ecologie).

François Bayrou y a confié sa volonté de mettre fin au "monopole à deux" de l'UMP et du PS sur la vie politique française, en appelant à la formation d'une "majorité d'ouverture plus large, qui sera capable de faire travailler ensemble des socio-démocrates, des démocrates comme nous et des gens de la droite ouverte".

De Marseille, la candidate des Verts Dominique Voynet à l'Elysée a regretté "le peu" de débat à gauche entre les candidats, ce débat ne pouvant pas s'ouvrir "avant que le PS ait son candidat".