16.10.2006

MAM... 2007 ?

medium_Chirac3.jpgPARIS (Reuters) - La ministre de la Défense Michèle Alliot-Marie déclare dans une interview publiée par Le Figaro qu'elle décidera début 2007 si elle se présente à l'élection présidentielle d'avril-mai.

"De nombreux militants me disent d'être candidate ou me disent que je suis la seule à pouvoir battre Ségolène Royal", explique-t-elle en se référant à la prétendante socialiste aujourd'hui la mieux placée.

Michèle Alliot-Marie affirme cependant que l'avis des militants n'est pas, pour elle, le seul élément à prendre en considération.

"C'est pourquoi je ne veux pas me précipiter. Je ne prendrai pas ma décision avant janvier. Rien ni personne ne me fera modifier ce calendrier", ajoute-t-elle.

Le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP Nicolas Sarkozy est le seul dirigeant de ce parti à avoir jusqu'ici clairement affiché son intention de briguer la succession du président Jacques Chirac en 2007.

Il a déclaré lundi sur France Inter que plusieurs candidats pouvaient solliciter le soutien de l'UMP pour la présidentielle mais à condition de respecter les règles fixées par le parti. Il a précisé que les candidats éventuels devraient "se faire connaître à la fin du mois de novembre".

Selon ce calendrier, les militants de l'UMP seront invités à désigner leur candidat lors d'un congrès le 14 janvier.

"Ce congrès n'est pas fait pour investir un candidat (...) mais pour apporter le soutien, notamment financier, du parti", affirme cependant Michèle Alliot-Marie dans Le Figaro. "Un soutien financier d'un parti est toujours préférable et plus confortable. Mais ce n'est pas indispensable."

"Comment le chef de l'Etat, garant de l'unité nationale, à ce titre au-dessus des partis politiques, pourrait-il représenter tous les Français s'il n'est considéré que comme l'émanation d'un parti ?" souligne-t-elle.

Michèle Alliot-Marie, qui a créé une association, Le Chêne, dit avoir autour d'elle des élus, des experts, des économistes, des chefs d'entreprises et des "responsables sociaux".

Elle rejette l'idée d'une coalition "chiraquienne" contre Nicolas Sarkozy, aujourd'hui favori des sondages avec la socialiste Ségolène Royal.

"Arrêtons les fantasmes !" déclare-t-elle. "Commençons par construire notre projet. Il sera largement temps de voir au début de l'année prochaine qui est le mieux à même de le faire gagner", déclare l'ancienne présidente du RPR, dont l'UMP est l'héritière.

"Si l'élection avait lieu aujourd'hui, sans doute Nicolas Sarkozy serait-il le mieux placé pour l'emporter. Mais ce n'est pas aujourd'hui que la question se pose", ajoute-t-elle. "Si, le moment venu, Nicolas Sarkozy est le mieux placé pour gagner, je me battrai pour que l'union se fasse autour de lui. Si un autre, ou une autre, semble mieux placé, je ne doute pas que Nicolas fera de même."

08.10.2006

MAM:Candidate ?

medium_michele-alliot-marie-petite.jpgLa ministre de la Défense annonce qu’elle se prononcera sur son éventuelle candidature à la présidentielle au début de l’année 2007, démentant les informations parues samedi matin dans «Le Parisien».

Michèle-Alliot Marie attendra avant d’annoncer son éventuelle candidature à la présidence de la République. « Je me prononcerai sur ma candidature aux vues de l'analyse que je ferai de la situation au début de l'année prochaine. Je n'ai aucune envie et aucune raison de remettre en cause ce calendrier », a-t-elle déclaré samedi, en marge du Forum mondial des femmes de Deauville.
La ministre s'est déclarée « surprise » d'avoir vu des informations dans la presse faisant état d'une annonce imminente de sa candidature, « sans avoir même pris la précaution d'une vérification auprès de moi ». Dans son édition de samedi, Le Parisien écrivait en effet que l’ancienne présidente du RPR annoncerait sa candidature dès mardi. Le quotidien précisait également qu’elle se présenterait en candidate libre et indépendante », en se passant de l’étiquette UMP. Michèle Alliot-Marie n’a pas commenté cette possibilité.
«Une vision pour la France»
Depuis plusieurs semaines, les rumeurs se multiplient sur la possible candidature de l’ancienne présidente du RPR. Le 3 octobre, Patrick Ollier, député UMP et conjoint de Michèle Alliot-Marie, avait déclarait qu’elle « pensait » à une candidature. « Il est important que dans la droite et le centre il puisse y avoir aussi un choix », avait déclaré le président de la commission des Affaires économiques de l'Assemblée nationale sur France 2.
« Michèle Alliot-Marie pense effectivement à une candidature. Mais c'est à elle et à elle seule qu'il revient de dire le moment venu si elle est candidate ou pas. Pour l'instant, elle pense aux idées et je sais qu'elle travaille à cela », avait-il ajouté. Le 25 septembre, la ministre de la Défense déclarait au Parisien : « Je veux mettre le débat présidentiel à son véritable niveau. Je veux une vision pour la France »
Baromètre
Selon le dernier baromètre TNS Sofres* pour Le Figaro Magazine, Michèle Alliot-Marie recueille 35 % d’opinions favorables.
Ségolène Royal enregistre pour sa part sa première « chute » après plusieurs mois de progression ininterrompue. La candidate socialiste à l'investiture présidentielle est créditée de 52 % d'opinions favorables et perd sept points en un mois. A droite, Nicolas Sarkozy arrive toujours en tête, 50 % des Français souhaitant lui voir jouer un rôle important, mais il perd trois points par rapport au mois précédent.(Le Figaro - 8 Octobre 2006)