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01.04.2007

Nicolas SARKOZY précise ses engagements...

medium_ns10.2.jpgNicolas Sarkozy a précisé dimanche ses engagements sur les impôts, le service minimum ou l'euro à la veille de la présentation de son projet présidentiel.

Le candidat UMP a confirmé sa promesse de réduire de quatre points de PIB en 10 ans le taux de prélèvements obligatoires lors du "Grand jury RTL-"Le Figaro"-LCI.

"On va rendre aux Français ces 68 milliards en 10 ans", a déclaré M. Sarkozy. Il a précisé qu'il atteindrait "le quart de l'objectif", soit 15 miliards d'euros, dès la session extraordinaire du Parlement qu'il a promis de réunir en juillet s'il était élu.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs confirmé sa promesse de ramener de 60% à 50% des revenus le "bouclier fiscal", le total des impôts acquittés par chaque contribuable. Le bouclier fiscal inclura la contribution sociale généralisée (CSG).

Le document de synthèse du projet du candidat UMP, rendu public la semaine dernière, reste vague sur la fiscalité. L'engagement de réduire de quatre points les prélèvements obligatoires (45,3% du PIB) pour les ramener en dix ans dans la moyenne européenne (41%) n'apparaît pas dans le document. Faite le 22 janvier dernier dans un entretien au "Monde", cette promesse, estimée à 68 milliards d'euros, a été jugée coûteuse par les "budgétaires" de l'UMP. De même, la promesse du candidat de réduire de 60% à 50% le "bouclier fiscal", n'apparaît pas dans le document.

Lors de la même émission, le candidat UMP a confirmé son intention d'ouvrir s'il est élu un débat sur la stratégie de change et la politique monétaire de la zone euro. "Je demanderai au ministre des Finances de provoquer une réunion de l'eurogroupe pour (...) porter le débat de notre stratégie de change et de notre politique monétaire", a-t-il déclaré. Il entend également ouvrir un débat sur la "moralisation du capitalisme financier".

Mais Nicolas Sarkozy ne réclame plus une modification des statuts et des objectifs de politique monétaire de la Banque centrale européenne. Il a reconnu avoir évolué sur ce point. "On ne l'obtiendra pas parce qu'il faut l'unanimité. C'est une perte d'énergie inutile", a-t-il dit.

Le candidat UMP a par ailleurs précisé sa méthode pour parvenir au service minimum dans les transports. Alors qu'il avait semblé reculer dans un entretien publié jeudi par "L'Express", il a maintenu son objectif d'instaurer un service minimum "avant la fin de 2007".

Mais il a précisé qu'il ne passera par la loi que si les partenaires sociaux n'arrivent pas à se mettre d'accord. "Soit on peut l'obtenir par la concertation avec les forces syndicales, dans ce cas-là pourquoi faire une loi? Soit on ne peut pas l'obtenir, et on fera la loi", a-t-il expliqué. Il n'a pas exclu qu'une éventuelle loi soit adoptée dès la session extraordinaire prévue en juillet.

Nicolas Sarkozy a aussi fait savoir qu'il ne "maintiendrait pas en l'état" le très controversé décret Robien modifiant l'organisation du travail des enseignants. "J'engagerai une concertation là-dessus, j'en ai d'ailleurs parlé avec M. de Robien", a-t-il dit. Le ministre UDF de l'Education nationale a annoncé ce week-end son ralliement au candidat UMP.

Interrogé sur les manifestations organisées dimanche par Nicolas Hulot, M. Sarkozy a promis de tenir "scrupuleusement" les engagements pris dans le cadre du pacte écologique. Le grand ministère du Développement durable qu'il s'est engagé à créer réunira les "compétences en matière d'énergie, de transport, de gestion de l'eau".

Le candidat UMP a enfin confirmé son engagement de nommer un gouvernement composé de seulement 15 ministres, aucun ministre délégué et un nombre non précisé de secrétaires d'Etat. La parité hommes-femmes sera la règle.

Après les incidents de mardi dernier à la gare du Nord, M. Sarkozy a renouvelé ses critiques contre la "faillite morale" de la gauche. "Je persiste et je signe", a-t-il dit. AP

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