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31.01.2007

Nicolas SARKOZY progresse dans les sondages...

medium_Sarkozy-e.jpgNicolas Sarkozy réalise son meilleur score depuis le début de la campagne dans un sondage IPSOS pour Le Point réalisé les 26 et 27 janvier. Selon l'étude à paraître jeudi prochain, le président de l'UMP progresse de trois points à 35% au premier tour de la présidentielle, tandis que Ségolène Royal cède trois points à 26%. Au second tour, Nicolas Sarkozy l'emporterait par 54% contre 46% pour sa rivale socialiste. Depuis le congrès UMP du 14 janvier dernier, une dizaine de sondages le donnent vainqueur.

Autre enseignement de ce sondage : François Bayrou et Jean-Marie Le Pen sont à égalité avec 11% des voix. Le président de l'UDF reste stable alors que le leader du FN recule de deux points par rapport à l'enquête précédente des 19 et 20 janvier.

Si le sondage IPSOS montre une progression de Nicolas Sarkozy, l'enquête Ifop pour Paris Match réalisée les 25 et 26 janvier fait, elle, état d'une stagnation. Selon cette dernière, le président de l'UMP l'emporterait au second tour de l'élection avec 52% des voix, contre 48% pour Ségolène Royal. Le dernier sondage Ifop pour Paris Match réalisé le 15 janvier dernier donnait le même résultat. Quant à Jean-Marie Le Pen, il est le troisième homme de cette enquête. Avec 13% des suffrages, il devance François Bayrou qui totalise 11% des intentions de vote.(TF1)

Le Socialiste Tony Blair apporte son soutien à Nicolas SARKOZY...

medium_tony_blair.jpgL'UMP Nicolas Sarkozy a enrôlé dans sa campagne présidentielle le travailliste Tony Blair, dont il a loué le "pragmatisme" et "le travail très remarquable" au service de la Grande-Bretagne".

Le ministre français de l'Intérieur, dont c'était la première visite à l'étranger en tant que candidat officiel de l'UMP à l'Elysée, a même recruté, le temps d'un lapsus, le Premier ministre britannique dans sa famille politique.

"Les socialistes européens devraient être fiers de ce qu'a fait l'un des nôtres", a déclaré le candidat à l'Elysée à l'issue d'un déjeuner au 10 Downing Street, avant de rectifier dans le même souffle : "L'un des leurs."

Tony Blair avait auparavant raccompagné Nicolas Sarkozy sur le seuil de la résidence des Premiers ministres britanniques. Les deux hommes, souriants, ont posé pour les photographes et les caméras de télévision. Nicolas Sarkozy a mis un instant sa main sur l'épaule de Tony Blair avant de prendre congé.

Devant la presse, l'homme qui veut "décomplexer" la droite française a ensuite rendu un hommage vibrant à l'artisan du "New Labour", dont le "social-libéralisme" ne fait guère recette dans la gauche française.

Nicolas Sarkozy a déclaré avoir "beaucoup d'admiration et d'amitié" pour Tony Blair, "un homme qui compte en Europe", avec qui il a dit avoir une "très grande proximité".

Il a loué la façon dont Tony Blair "a conduit la Grande-Bretagne, avec la résolution du problème de l'Irlande du Nord, le plein emploi, la modernisation du pays."

"C'est quelque chose qui doit nous faire réfléchir", a-t-il poursuivi. "Il ne s'agit pas de plaquer un modèle qui n'est pas le nôtre. Mais en même temps, Tony Blair est un homme dont le pragmatisme a été très utile à son pays."

"Je veux construire le meilleur pour la France. Je veux donc rencontrer ceux qui, par le monde, ont bien servi leur pays", a souligné le président de l'UMP, qui a prévu de rencontrer la chancelière allemande Angela Merkel le 12 février.

Il a certes reconnu qu'il avait des désaccords avec Tony Blair - "L'affaire de l'Irak" et de l'intervention militaire américano-britannique dans ce pays "en est un", a-t-il dit.

Il n'en a pas moins délivré un brevet européen à un Tony Blair en fin de règne et souvent critiqué pour son "atlantisme" et ses relations avec les Etats-Unis : "Je lui ai dit que l'Europe avait besoin des Anglais et de l'Angleterre pour sortir de l'impasse dans laquelle nous nous trouvons."

Il a assuré que sa proposition de "traité simplifié" pour remplacer la Constitution européenne rejetée en 2005 par les Français et les Néerlandais suscitait l'intérêt de Tony Blair.

"C'est une proposition qui commence à progresser en Europe", a-t-il dit. "J'en ai parlé avec le Premier ministre britannique, qui est très intéressé par cette stratégie."

Il a également rendu hommage à la politique britannique de lutte contre le chômage en allant visiter un centre de recherche d'emploi : "Le résultat, c'est 4,5% de chômeurs, c'est-à-dire deux fois moins qu'en France", a-t-il déclaré.

Il s'est engagé, s'il est élu, à ramener le plein emploi en France en s'inspirant des solutions britanniques - notamment la fusion des services versant les allocations-chômage et de ceux qui sont consacrés à la recherche d'emploi, et l'établissement d'un lien entre indemnisation et recherche d'une activité.

"Le plein emploi est possible en France. C'est un engagement que je prends", a dit le ministre de l'Intérieur.Il devait achever sa visite par une réunion publique avec plus de 2.000 des quelque 300.000 Français installés au Royaume Uni (environ 250.000 à Londres). Autant d'électeurs.(Extrait L'Express)

28.01.2007

Le Président de la République est le Chef des Armées...!!!

Interview de Ségolène Royal sur RMC le 24 janvier 2007 par Jean-Jacques BOURDIN qui aborde le thème de la défense nationale. Il l'interroge la potentielle "chef des armées" sur le fondement de politique de dissuasion française à savoir nos Sous-marins Nucléaire Lanceur d'Engins autrement appelés SNLE...Extrait du passage radio agrémenté d'une vidéo.

http://www.dailymotion.com/video/x12b3t_sego-et-les-sm

Ecoutez et faites vous une opinion..

Il y a de quoi avoir peur !

Pas un jour sans sa bourde... Ségolène Royal piégée par l'imitateur Gérard Dahan, suscite l'indignation de l'UMP...

medium_corse.jpgPiégée par l'imitateur Gérald Dahan, qui se faisait passer pour le Premier ministre du Québec, la candidate a affirmé que les "Français ne seraient pas contre" l'indépendance de l'île. Nicolas Sarkozy se dit "consterné" par la désinvolture de la candidate socialiste.

Gérald Dahan (Sipa)
Tous les Français "ne seraient pas contre" l'indépendance de la Corse, a lancé en riant Ségolène Royal, vendredi 26 janvier, piégée par l'imitateur Gérald Dahan qui se faisait passer pour le Premier ministre du Québec Jean Charest. Une plaisanterie qui lui a aussitôt valu la réprobation de Nicolas Sarkozy et une réaction indignée du président (UMP) de l'Assemblée de Corse Camille de Rocca-Serra.

Après avoir piégé Zinédine Zidane et Raymond Domenech en imitant Jacques Chirac, et Nicolas Sarkozy en personnifiant Pierre Palmade, Gérald Dahan s'en est pris cette fois à la candidate socialiste à la présidentielle.

L'humoriste a diffusé vendredi sur RTL un court extrait de l'entretien téléphonique entre Ségolène Royal et le pseudo-Premier ministre de la Belle Province Jean Charest, qui aurait duré une dizaine de minutes.

Prenant l'accent québécois, Gérald Dahan y évoque la polémique provoquée au Canada en début de semaine par les déclarations de la candidate socialiste sur la "souveraineté" du Québec. L'impression au Canada, dit-il, "c'est comme si nous on venait de votre côté et puis qu'on disait: 'ben la Corse faudrait qu'elle soit indépendante'".

"Ca va encore faire un incident"

Tous les Français "ne seraient pas contre d'ailleurs", lui répond alors Ségolène Royal en riant, avant d'ajouter: "ne répétez pas ça, ça va encore faire un incident, ce coup-là, en France. C'est secret, ça".

"Si c'est une plaisanterie, elle est de mauvais goût. Je suis consterné", a aussitôt réagi le candidat UMP Nicolas Sarkozy lors d'un déplacement dans la Vienne. "Pour moi, la Corse, ce n'est pas un sujet de plaisanterie (...) c'est très sérieux, c'est la République. Je doute que les Corses apprécient ce genre de plaisanterie".

"Quand le ministre de l'Intérieur, candidat à l'élection présidentielle, en arrive à utiliser contre ses adversaires le moindre canular, cela prouve son état d'esprit et son caractère obsessionnel", a réagi le porte-parole du PS Julien Dray. "Cela révèle aussi qu'il est prêt à tout. Nicolas Sarkozy devrait se souvenir qu'en politique comme dans la vie, la fin ne justifie pas les moyens".

Polémique en Corse

Reste que certains Corses n'ont pas apprécié les rires de Ségolène Royal. "Si la candidate du Parti socialiste souhaite que la France se limite au Poitou-Charentes, elle n'a qu'à le dire clairement", a lancé le président (UMP) de l'Assemblée de Corse Camille de Rocca-Serra dans un communiqué. "Même si les propos de Mme Royal sont le fruit d'un gag humoristique, je ne pense pas les Corses prennent cela avec humour".

Pour Ségolène Royal, "la Corse fait évidemment partie intégrante de la République", a répliqué le député-maire (PRG) de Bastia Emile Zuccarelli. "Le reste n'est que provocation d'un humoriste qui ne fait pas mystère de sa proximité avec Nicolas Sarkozy", ajoute-t-il en dénonçant un "nouveau coup bas de la campagne".

"Nicolas Sarkozy s'est fait piéger il y a quelque temps", a rappelé l'ancien ministre (PS) Jack Lang sur RTL. "Ce sont ces choses qu'il faut prendre avec un peu d'humour". Quant aux déclarations de Ségolène Royal sur la Corse: "Et pourquoi pas? On n'en sait rien, c'est une réflexion".

"La piéger, c'était le top"

Le canular a été révélé vendredi par Le Parisien/Aujourd'hui en France qui rappelle que mercredi soir en arrivant à Domérat (Allier), la candidate socialiste avait déclaré au millier de sympathisants venus assister au débat participatif: "Vous avez le bonjour du Premier ministre du Québec. J'étais avec lui à l'instant au téléphone, ce qui explique mon retard".

"La piéger comme ça, c'était le top. Ségolène, elle est très nature", explique Gérald Dahan dans les colonnes du quotidien. Il précise qu'il lui a fallu passer les barrages successifs de dix personnes qui ont toutes cru reconnaître Jean Charest. L'imitateur envisage de faire écouter l'intégralité de son "coup" lors de son spectacle au Théâtre du Gymnase à partir du 8 mars..................

(Extrait AP - Nouvel OBS - 27.01.2007)

24.01.2007

Et une Bourde de plus ! une... Si cela n'est pas fait exprès, c'est bien imité !

medium_canada.jpgSégolène Royal a cherché à calmer le jeu, mardi, après des propos sur la "souveraineté" du Québec qui lui ont valu une rebuffade du Premier ministre canadien, dernière d'une série de controverses sur les positions de la candidate socialiste en matière internationale.
Mme Royal avait affirmé lundi à Radio Canada, après une rencontre à Paris avec le chef du Parti québécois (indépendantiste), André Boisclair, qu'elle partageait avec lui "des valeurs communes", comme "la liberté et la souveraineté du Québec". Le sujet est extrêmement sensible au Canada.
La politique de la France vis-à-vis de la seule province majoritairement francophone de ce pays est résumée par la formule "ni ingérence, ni indifférence", façon de marquer son attachement au Québec tout en ménageant Ottawa. Formule reprise mardi par Mme Royal.
La déclaration de la candidate du PS a fait sortir de ses gonds le Premier ministre canadien conservateur, Stephen Harper. "L'expérience enseigne qu'il est tout à fait inapproprié pour un leader étranger de se mêler des affaires démocratiques d'un autre pays", a-t-il dit dans un communiqué.
M. Boisclair a jugé cette réaction "démesurée", affirmant qu'il n'y avait chez Ségolène Royal "aucune animosité pour le Canada mais bien de l'amitié pour le Québec".
La candidate s'est défendue d'avoir mis ses pas dans ceux du général de Gaulle qui, en 1967, s'était écrié à Montréal: "Vive le Québec libre!"
A l'entendre, ses propos ne concernaient pas "les questions institutionnelles", c'est-à-dire le statut du Québec, mais le principe général de souveraineté populaire.
"Les Québécois se sont déjà prononcés à deux reprises, peut-être se prononceront-ils encore si les circonstances se présentent et ils le feront de façon souveraine et libre", a-t-elle affirmé mardi.
Le Parti québécois prévoit d'organiser un nouveau référendum sur l'indépendance de la province s'il revient au pouvoir lors d'élections prévues d'ici 2008.
La droite, qui attaque régulièrement "l'inexpérience" de Mme Royal en politique étrangère, s'est aussitôt emparée de l'affaire.
L'UMP a parlé de "commentaires déplacés", l'UDF de "bourde préoccupante".
La ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie, a accusé Mme Royal de se montrer "extrêmement légère sur des sujets sensibles", et le ministre des affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a estimé qu' "à force de légèreté, on peut faire beaucoup de dégâts, en particulier sur le plan international". Quant à l'ancien Premier ministre français Alain Juppé, en visite en Inde, il a jugé que l'incident était "la démonstration qu'en matière de diplomatie, il faut prendre un peu de recul par rapport à l'émotion du moment".
La droite s'était déjà déchaînée au cours du périple au Proche-Orient de la candidate, fin novembre, critiquant ses déclarations et son absence de réaction immédiate à l'assimilation au nazisme de l'intervention israélienne au Liban l'été dernier, qu'aurait faite un député du Hezbollah en sa présence.
Une deuxième salve de critiques a ponctué son récent voyage en Chine, lorsque la candidate, appelant de ses voeux "l'établissement d'un Etat de droit mondial", avait relevé que les tribunaux y sont "parfois plus rapides qu'en France".
Sans surprise, les partisans de Mme Royal, ont volé à son secours.
Le chef de file des députés PS, Jean-Marc Ayrault, a accusé la droite de "tout faire pour démolir et discréditer la candidate" en essayant "de caricaturer et déformer" ses propos.
Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC, a estimé qu'elle n'avait "rien fait d'autre que rappeler ce qu'avait dit le général de Gaulle, Jacques Chirac lui-même, Philippe Séguin, Alain Juppé et beaucoup d'autres".(Presse MSN)

21.01.2007

Interview de Nicolas SARKOZY paru dans le Monde de l'Industrie...

medium_Nsarkozy-a.2.jpgLe Monde de l’Industrie : Pour les investisseurs, l’image de la France à l’étranger est pénalisée par la loi sur les 35 heures. Par ailleurs, nombreux sont les Français qui ne demandent qu’à travailler davantage pour gagner plus. Comment est-il possible de pallier cette situation contradictoire ? Peut-on donner à nos compatriotes qui souhaitent améliorer leur niveau de vie et progresser dans l’échelle sociale en consacrant plus de temps à leur travail, la possibilité de le faire ?

Le contresens absolu des 35 heures, c’est de n’avoir pas compris que le travail crée le travail et que l’activité appelle l’activité. Avec les 35 heures, nous avons freiné la création de richesses et renchéri incroyablement les coûts de production en France, au moment même où la compétition internationale est la plus vive. Il n’est pas étonnant, dans ce contexte, que le pouvoir d’achat progresse aussi peu. Au final, les 35 heures ont été payées par les salariés français au prix d’une rigueur salariale, dont nous ne sommes pas encore sortis.

Depuis 2002, les 35 heures ont été assouplies deux fois. Pour ma part, je crois qu’il nous faut vraiment en sortir. Mais, cela ne signifie pas qu’il faille revenir à 39 ou 40 heures pour tous. Ce serait faire la même erreur que le Parti socialiste, dont la candidate persévère puisqu’elle défend la « généralisation des 35 heures ». Notre réponse à la RTT, c’est la liberté, la liberté de travailler, la liberté de gagner plus, en travaillant plus.


Que certains salariés soient heureux à 35 heures et souhaitent y demeurer est parfaitement respectable. Mais effectivement, d’autres, des jeunes, des pères et des mères de famille, veulent pouvoir gagner plus en travaillant plus longtemps. Au nom de quoi devrait-on le leur interdire ?


Pour sortir des 35 heures, nous voulons une solution gagnant-gagnant : pour le salarié et pour l’entreprise. Nous proposons tout d’abord d’assouplir fortement le recours aux heures supplémentaires, tout en conservant les majorations de 25 et 50%. Surtout, nous proposons d’exonérer les heures supplémentaires de charges sociales et d’impôts, pour le patron comme pour le salarié. Concrètement, cela signifie une baisse de 25% du coût salarial horaire, ce qui incitera les entreprises à multiplier les heures supplémentaires. Pour le salarié au SMIC qui effectue 4 heures de plus par semaine, cela signifie un gain de 17% sur sa feuille de paye. J’ajoute que le même mécanisme doit s’appliquer au rachat de journées de RTT.


Le Monde de l’Industrie : Comme vous le rappelez dans votre livre « Témoignage », la délocalisation des capitaux est un autre point qui pénalise l’industrie française à la grande satisfaction de nos voisins étrangers et aussi européens. Comment peut-on attirer à nouveau les investisseurs nationaux dans notre pays et leur redonner confiance ?


Lorsque je constate que tous les sportifs, les artistes, les créateurs, les entrepreneurs partent, en Suisse, en Belgique, au Luxembourg, à Monaco, ma réaction personnelle n’est pas de me dire que ce sont eux qui ont tort, ni qu’ils sont de mauvais Français. Ma réaction est de me demander pourquoi notre pays met tant d’application à faire fuir tous ceux qui réussissent et créent des richesses dont toute la collectivité profite. Dans ces conditions, il n’y a rien d’étonnant, hélas, à ce qu’il n’existe pas en France assez d’investisseurs providentiels, pour stimuler la création d’entreprises nouvelles.


Pour redonner confiance aux investisseurs, comme vous le dites, il faut d’abord réconcilier la France avec la réussite. Or, au-delà de notre culture collective, nous savons que l’une des difficultés concrètes est fiscale, bien entendu. C’est pour cela que j’ai, par exemple, toujours défendu, l’idée d’un bouclier fiscal qui limite à un pourcentage donné les prélèvements qui peuvent s’accumuler, une année donnée, sur le revenu d’un même contribuable.


Le Monde de l’Industrie : Dans votre livre, vous évoquez également les problèmes de trésorerie du Groupe Alsthom pour lequel vous êtes intervenu avec succès. A côté d’une multinationale comme Alsthom qui, il est vrai, représente plusieurs dizaines de milliers d’emplois, il existe une multitude de PME/PMI parfaitement viables qui ont aussi à faire face à des problèmes de trésorerie. Comment résoudre ce problème ? N’y a-t-il pas moyen d’inciter les banques à assurer leur travail sans faire appel à votre intervention ?


J’ai décidé que l’Etat soutiendrait temporairement Alstom car cette grande entreprise française, très implantée dans certaines régions industrielles françaises, riche de savoir-faire absolument stratégiques dans le ferroviaire ou dans les turbines, était très sérieusement menacée de démantèlement. Malgré les accusations d’interventionnisme, l’entreprise, ses salariés et ses technologies ont finalement été sauvés et l’Etat a même réalisé une belle plus-value au passage. Au-delà des spécificités de ce dossier, ce que démontre Alstom a mes yeux c’est qu’il n’y a jamais de fatalité en matière économique. Ce qui compte pour un pragmatique comme moi, c’est que notre pays se dote d’une politique économique efficace, c’est à-dire qui permet la plus large création de richesses pour tous.


Aujourd’hui, le cadre économique général qui est offert aux PME/PMI françaises ne leur permet pas de connaître un développement optimal. La profitabilité de ces petites entreprises françaises est 30% inférieure à celle de leurs concurrentes allemandes, anglaises ou américaines. J’y vois, pour ma part, la double conséquence de l’« impôt réglementaire » et des prélèvements obligatoires très élevés qui pèsent en France, sur le travail et sur la production.


Mais, au-delà de la rentabilité, vous avez raison, les relations économiques actuelles entre entreprises font peser un poids très lourd sur la trésorerie des PME. Cela passe principalement au travers de délais de paiement excessifs, en comparaison de ce qui se pratique à l’étranger. De mon point de vue, la solution est moins d’amener les banques à accompagner l’explosion des besoins en fonds de roulement que de revenir à la raison sur les délais de règlement. Dans cette perspective, il appartient, d’une part, au secteur public de montrer l’exemple en réduisant fortement ses propres délais et, d’autre part, de faire respecter, par des contrôles adaptés de la DGCCRF, les dispositions légales existantes qui prévoient l’application d’intérêts de retard.


Le Monde de l’Industrie : Pour connaître les difficultés et les aspirations des « gazelles », ces PME/PMI qui génèrent de la croissance dans notre pays, le ministère des PME, du Commerce, de l’Artisanat et des Professions Libérales a récemment interrogé directement ces entrepreneurs. Plus de 600 « gazelles » ont répondu à cette enquête. Lorsqu’on leur pose la question : « quelle principale difficulté rencontrez-vous ? », elles répondent en premier pour 36 % d’entre elles : « trouver des collaborateurs efficaces ». Comment rapprocher nos filières de formation des véritables besoins de nos industriels ?


Ce que vous indiquez là constitue l’un des échecs les plus choquants de notre système scolaire. D’un côté, plus de 150 000 jeunes sortent chaque année de nos établissements d’enseignement sans la moindre formation à valoriser sur le marché du travail. On pourrait aussi ajouter tous ceux qui, quoique entrés à l’université, soit la quittent sans aucun diplôme du supérieur, soit se retrouvent dans des filières sans débouché professionnel. Et d’un autre côté, le manque de compétences et de collaborateurs bride totalement le développement de certains secteurs : c’est vrai du BTP, c’est vrai d’une partie de l’industrie et de plus en plus d’activités très pointues et innovantes. Cette situation est absolument inacceptable. Les solutions me semblent relever d’une meilleure orientation, mais aussi d’une offre de formation plus complète.


L’orientation des élèves devra être renforcée à tous les niveaux du cursus scolaire, par la création d’un véritable service public de l’orientation. Il devra contribuer notamment à valoriser l’entreprise et les métiers auprès des élèves, afin de poursuivre le développement de l’enseignement professionnel et technique, mais aussi des cursus fondés sur l’alternance. Ces filières ont fait la preuve de leur capacité à former des jeunes adaptés au besoin des entreprises et qui trouvent donc rapidement leur place sur le marché du travail.


Parallèlement, nous créerons des universités des métiers, c’est-à-dire des établissements d’excellence dans des secteurs plus manuels ou plus techniques, mais qui jouent aussi un rôle déterminant dans notre économie : par exemple, le jeu vidéo, les métiers d’art, la gastronomie, la construction navale, le film d’animation et beaucoup d’autres domaines encore. Parce qu’il n’y a pas de raison que certaines filières professionnelles ou technologiques n’aient pas, elles aussi, des « grandes écoles » dans leur domaine.


Le Monde de l’Industrie : Toujours dans la même enquête, la gestion des formalités administratives est également perçue comme une réelle difficulté. Quels moyens peut-on envisager pour simplifier ces formalités ?


J’évoquais tout à l’heure l’« impôt réglementaire » que constituent les contraintes et les normes de toute nature pesant sur nos entreprises. Cette charge pénalise effectivement toutes nos entreprises, mais touche plus durement encore les plus petites d’entre elles. Je suis convaincu que le chantier de la simplification administrative doit réellement changer de dimension. Il nous faut nous fixer dorénavant des objectifs extrêmement concrets. Cela passe par la limitation très stricte du temps nécessaire au renseignement des formulaires, par la simplification effective de la feuille de paye des salariés français, et par la réorganisation de l’ensemble des relations entre l’Etat et les entreprises dans une logique de « guichet unique ».


Je veux que nos grandes administrations deviennent de véritables partenaires de la réussite des entreprises. Il faut mettre un terme à la logique de défiance qui existe à l’égard des PME. Je le dis franchement : il est injuste que l’Administration traite à la même enseigne la grande majorité des entreprises de bonne foi et l’infime minorité de celles qui trichent sciemment. L’Administration ne peut plus se cantonner dans un pur rôle de contrôle et de sanction vis à vis d’entreprises toutes supposées fraudeuses. Pour opérer ce bouleversement dans nos habitudes, il est nécessaire que ces administrations, et leurs agents, soient demain évaluées sur leur capacité à rendre à tous un service de qualité, sur la rapidité des réponses données aux entreprises, et non plus sur le seul montant des redressements opérés ou sur les procès-verbaux dressés.


Le Monde de l’Industrie : Beaucoup de voix se sont élevées cette année pour fustiger le manque de grands projets nationaux de recherche. Pouvez-vous développer votre programme sur la politique future de la recherche dans notre pays ? Envisagez-vous, par exemple, de soutenir certains projets comme ceux exposés dans le « Livre Blanc » proposé par les industriels de l’électronique et susceptibles de relancer cette filière stratégique particulièrement éprouvée par les récentes délocalisations ?


L’effort de recherche français total est aujourd’hui tout à fait insuffisant pour maintenir notre Nation à l’avant-garde de la science et des technologies. Il en va de l’excellence de la France dans les grands domaines scientifiques mais aussi de notre capacité de recherche appliquée et d’innovation industrielle. Dans les cinq années à venir, nous souhaitons renforcer cet engagement national en faveur de la recherche, en accroissant de 40% les moyens financiers mis à disposition.


Mais avant tout, c’est de rendre la dépense en matière de recherche plus efficace qu’il s’agit, ce qui passe par le développement d’un financement de la recherche par projets et non plus dans une logique de structures. Demain, les moyens publics et privés doivent être mobilisés sur des projets précis et évalués de manière indépendante. Il y a donc pour nous une place essentielle à réserver à de grands projets de recherche scientifique et technologique, tant au niveau national qu’au niveau européen, où il est possible de mutualiser une masse encore plus importante de moyens, à l’instar de ce qui est fait aujourd’hui avec Galileo. Les champs des nouvelles technologies de l’information, mais aussi de l’énergie sont, à cet égard, tout à fait prioritaires.


Sur le terrain de l’innovation industrielle, c’est aussi la démarche d’un financement par projets qui prévaut déjà dans les pôles de compétitivité que j’ai mis en place à travers l’ensemble de notre pays. Dans ces pôles, il s’agit, je le rappelle, de rapprocher les industriels et les chercheurs, afin de favoriser une R&D gagnante. Cela commence à marcher et si le succès se confirme, la France prendra là un tournant décisif pour son avenir industriel.


Le Monde de l’Industrie : La France est depuis longtemps une nation leader dans le domaine du nucléaire. Quelle est votre position concernant la construction des nouveaux ERP (European Pressurized Reactor) et, à plus long terme, des réacteurs nucléaires de quatrième génération ?


L’énergie nucléaire confère un véritable avantage comparatif incontestable à notre pays. C’est tout d’abord une filière industrielle d’excellence qui emploie des dizaines de milliers de salariés français. De plus, depuis des décennies, le parc nucléaire français nous garantit une très grande sécurité dans nos approvisionnements énergétiques. Alors que l’énergie devient rare, il s’agit d’un atout majeur pour la France et ses partenaires européens.


Enfin, même si le stockage des déchets nucléaires ultimes est contraignant, c’est grâce à l’énergie nucléaire que la France émet par habitant 21% de gaz à effet de serre de moins que la moyenne mondiale. Pour toutes ces raisons, nous devons maintenir et renouveler notre parc nucléaire. C’est tout l’enjeu de la nouvelle génération de centrales EPR (dits de 3ème génération) qui devront être développées et implantées dans notre pays. Cet engagement est capital pour nous, mais il ne nous empêche pas d’être très exigeants quant au droit à l’information des Français sur les risques nucléaires et sur les politiques destinées à les prévenir.


Confiante dans la place incontournable que tient l’énergie nucléaire dans notre production électrique, la France entend s’engager fortement, dès à présent, dans la recherche sur les réacteurs nucléaires de 4ème génération, avec pour objectif de toujours mieux concilier demain cette énergie avec les exigences du développement durable.


Le Monde de l’Industrie : A l’heure où l’industrie mondiale est en pleine mutation, le modèle français connaît une grave crise. Si vous êtes élu, quelle sera concrètement votre action pour relancer l’activité industrielle de notre pays ?


Le 18 décembre dernier, je me suis rendu dans les Ardennes, un territoire industriel depuis des siècles qui a vécu toutes les mutations de notre industrie, pour délivrer aux Français un message très simple : l’industrie en France n’est pas finie. Car l’industrie a partie liée avec la puissance économique de notre pays. Le choix est donc très simple.


Soit, nous refusons le combat pour l’innovation car nous ne sommes pas capables de réformer nos centres de recherche ou de faire fonctionner nos pôles de compétitivité, soit nous sommes incapables de réduire les prélèvements pesant sur la production, soit nous refusons d’engager notre système scolaire dans une démarche de performance et d’accorder la moindre souplesse à nos entreprises, alors le très grand nombre de nos industries et même de nos services, ouverts à la concurrence internationale, risquent de disparaître et c’est à une croissance molle et durablement atone qu’il faut se préparer.


Soit nous parvenons à refaire de notre pays un des espaces les plus propices à la création de richesses, soit nous relançons l’innovation, soit nous enrichissons le capital humain que constituent les salariés de notre pays, soit nous permettons ainsi aux activités industrielles de monter en gamme, de se moderniser et de reconquérir des parts de marché, et nous avons alors la perspective de susciter une croissance forte, durable et riche en emplois.


Face à la mondialisation, je l’ai toujours dit, notre destin est entre nos mains. J’ajoute, cependant, que nous aurons besoin de l’Europe pour remporter ce combat, mais d’une Europe qui tienne aussi ses promesses de prospérité collective et de protection. Il serait illusoire d’imaginer que nos efforts porteront leurs fruits si nous continuons à nous battre dans un monde où les blocs économiques ne jouent pas avec les mêmes règles. Je refuse le protectionnisme mais je ne veux pas être naïf et j’attends un minimum de réciprocité dans l’application de règles sociales ou environnementales. J’entends que l’Europe soit demain un véritable espace commun de développement économique.

20.01.2007

A Millau, Nicolas a salué "La France éternelle"...

medium_sarkomillau.jpgLe candidat UMP à la présidentielle a salué vendredi, devant le viaduc de Millau (Aveyron), la "France éternelle", qui "s'appuie sur ses racines et se tourne vers l'avenir".
Cela "fait 120 ans que ce département perdait des habitants ! Et bien voilà, il en gagne cette année pour la première fois", s'est réjoui le ministre et candidat UMP à la présidentielle, au cours d'un déplacement dans l'Aveyron.
"Le progrès ne sert pas qu'à développer nos villes, mais l'ensemble de nos territoires", a souligné M. Sarkozy, dont le portefeuille comprend, outre l'Intérieur, l'Aménagement du territoire.
"J'ai voulu montrer des lieux où le génie de l'homme s'était exercé. Qui aurait pu dire, il y a vingt ans, que dans le Larzac, on ferait ce qu'il y a de plus moderne ?", a lancé M. Sarkozy.
"On peut mettre la technologie au service de l'environnement", a observé le candidat à l'Elysée, au pied de cet ouvrage d'art long de 2.460 mètres, dont la mise en service a fait sauter le classique bouchon estival de Millau. Plus haut viaduc du monde, il culmine à 270 m au-dessus du Tarn.
M. Sarkozy a salué dans ce pont géant "une réussite environnementale, économique, touristique, technique".
AFP

19.01.2007

Nicolas SARKOZY prend l'avantage...

medium_NS-a.2.jpgDeux enquêtes d’opinions donnent cette semaine le candidat UMP vainqueur de l’élection présidentielle. Dans un autre sondage, Nicolas Sarkozy est désigné par les Français comme celui faisant la meilleure campagne (39%), treize points devant Ségolène Royal (26%).

La tendance s’inverse. Cette semaine, deux baromètres indiquent pour la première fois que le candidat UMP l'emporterait sur sa rivale socialiste à l’élection présidentielle. Selon l’enquête CSA parue jeudi dans Le Parisien-Aujourd'hui en France, 52% des Français pourraient voter pour Nicolas Sarkozy contre 48% pour Ségolène Royal. Or les onze sondages précédents de l’institut CSA avaient toujours donné la présidente de Poitou-Charentes vainqueur.

Même chiffres pour un sondage Ifop, paru jeudi dans l'hebdomadaire Paris-Match. Nicolas Sarkozy l'emporterait sur Ségolène Royal avec 52% des voix contre 48% au second tour de l'élection présidentielle. Le précédent sondage Ifop Paris-Match, réalisé mi-novembre, donnait Ségolène Royal gagnante avec 51% contre 49% à son rival.

Dans un autre sondage Ifop pour le JDD, qui paraitra dimanche, il indique que 59% des sondés jugent que Nicolas Sarkozy "a la stature d'un chef d'Etat".

Enfin, dans une enquête effectuée par BVA pour Orange, 34% des sondés considèrent que Nicolas fait la meilleure campagne (39%), treize points devant Ségolène Royal (26%). Et ce, même si ces mêmes sondés sont 58% à indiquer qu’ils pourraient voter pour la candidate socialiste, contre 56% pour Nicolas Sarkozy.(Le Figaro)

18.01.2007

Bagarre au PS: Ségolène met un "carton jaune " à Arnaud de Montebourg !

medium_montebourg.jpgSégolène Royal a mis un "carton jaune" à , un de ses porte-parole, suspendu pour un mois jeudi après avoir raillé le compagnon de la candidate et numéro 1 socialiste François Hollande, dernier en date d'une série de "couacs" de campagne.

Mercredi soir sur Canal +, comme on lui demandait quels étaient les défauts de la candidate socialiste, Arnaud Montebourg avait répondu: "Ségolène Royal n'a qu'un seul défaut, c'est son compagnon", avant d'ajouter: "c'était pour rire".

Dès jeudi matin, le remuant député, qui entretien des relations notoirement difficiles avec le patron du PS, annonçait avoir présenté des excuses au couple pour ces "propos à vocation humoristique (...) et malheureusement mal interprétés" et offrait sa démission.

"Il est suspendu de ses fonctions, il ne parlera plus en mon nom pendant un mois. Je lui ai dit que ses propos étaient déplacés", a déclaré Mme Royal à l'AFP.

"Quand le moment vient, je rétablis de l'ordre juste, j'exerce mon autorité juste, sans laisser passer un certain nombre de choses. J'ai mis un carton jaune", a-t-elle ajouté un peu plus tard.

Et d'expliquer que "les attaques personnelles n'ont pas leur place dans le débat public, ni à l'intérieur de sa propre famille ni à l'égard des adversaires". "L'incident est clos", a de son côté réagi le Premier secrétaire, évoquant des propos "maladroits".

"Je souhaite que le rassemblement des socialistes se fasse dans les meilleures conditions, nous avons besoin de tous les socialistes, à quelque niveau que ce soit", a-t-il affirmé, alors que la campagne socialiste traverse sa première passe difficile.

"Des incidents de campagne, on en aura d'autres, des deux côtés", a minimisé François Rebsamen, co-directeur de la campagne de Mme Royal. "Il ne faut pas en tirer des conséquences hâtives", a estimé Eric Besson, député de la Drôme.

Quant à Thomas Hollande, fils du couple Royal-Hollande, il a estimé que c'était un "avantage exceptionnel" pour la candidate d'avoir à ses côtés quelqu'un qui "rassemble le parti".

Donnée battue au deuxième tour par M. Sarkozy dans plusieurs récents sondages, confrontée à des dissensions internes, à une cacophonie autour de propos de M. Hollande sur la fiscalité et à des rumeurs malveillantes d'évasion fiscale, Mme Royal avait récusé mercredi soir en meeting à Toulon tout "trou d'air" dans sa campagne.

Jeudi soir elle a reconnu "une phase de tension", tout en la jugeant "normale". "Je change la politique", a-t-elle dit sur France 3, en référence à la "phase d'écoute" actuelle des "débats participatifs" qui lui sont chers.

Et en dépit des critiques internes au PS sur ce style de campagne, elle a une fois de plus refusé d'en accélérer le rythme.

"Cette méthode je la crois bonne, elle est attendue par ceux que je rencontre, je m'y tiendrai", a-t-elle dit, ajoutant : "Il n'y a pas de doute en moi".

La droite a en tout cas fait des gorges chaudes du faux pas de "M. Montebourde", selon le mot de la députée sarkozyste Nadine Morano. Evoquant "un assassinat politique sur la personne du Premier secrétaire du PS" elle a estimé que "cela en dit long sur l'ambiance au PS".

"Quand il y a un trou d'air, ça n'est jamais bon signe quand le pilote de l'avion réagit en coupant des têtes dans son équipe", estimait un autre député UMP, Laurent Wauquiez. Et le sarkozyste Dominique Paillé d'ironiser: "Le jeune élève Montebourg a un mois de colle".

C'est la Gloire ! Le travail militant est reconnu...

UMP : Une blogosphère à dimensions variables
LEMONDE.FR | 10.01.07 | 20h47

es chiffres font débat : fin décembre, Les blogs de la France d'après , le blog de campagne de l'UMP, revendiquait "900 blogs de soutien clairement identifiés". Un comptage dans lequel Blogonautes ne se retrouve pas : "Dès qu'on entre dans une des 11 grandes catégories, l'annuaire indique que le nombre total de liens est de 624, ce qui fait près d'un tiers de moins que les 900 annoncés (où sont passé les 276 autres ?)"

Le 5 janvier, un militant des Jeunes populaires du XVIe arrondissement apportait la réponse suivante : "Le décalage entre les 900 annoncés par Valérie Pécresse [la porte-parole de l'UMP] et les 624 de l'annuaire est du au fait que les blogs créés par la plateforme UMP Typepad mise à disposition des adhérents ne sont pas indexés d'office dans l'annuaire. [...] Deuxième point : Les blogs et sites qui apparaissent plusieurs fois sont-ils comptés plusieurs fois ? La réponse est bien entendu non. L'utilité de les classer dans plusieurs catégories est d'augmenter leur visibilité. Un élu incarne à la fois un élu de l'UMP (logique) mais aussi l'UMP près de chez vous. La logique est développable à l'envi."

Mais au-delà des chiffres, la plate-forme de l'UMP, comme beaucoup d'hébergeurs, souffre surtout de la présence de blogs et de sites morts-nés. Certains blogs répertoriés dans l'annuaire, comme celui des jeunes populaires de l'Aisne, n'existent plus ; d'autres ne sont plus mis à jour depuis des mois, comme celui des jeunes populaires de Montpellier, dont la dernière note date de la fin septembre 2006. D'autres sites répertoriés, comme "le site de l'opposition municipale au Taillan-Médoc", ne sont qu'une simple page renvoyant vers "le site du candidat, actualisé chaque jour" : en fait, le blog Sarkozy 2007 de la 6e circonscription de la Gironde.

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00:45 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007, sarkozy

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