31.12.2006

Meilleurs Voeux à Vous Tous... en attendant la "Grande Année 2007".

medium_Voeux2007.jpg

Merci à l'auteur

16:55 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007

30.12.2006

Ségolène fait "Flop" au canal Saint Martin...

medium_sdf-b.2.jpgC'est l'Histoire d'une visite annoncée et annulée en moins de trois heures.

Hier, vers 13 h 30, l'Agence France-Presse affirmait, sur la foi de déclarations de l'entourage de Ségolène Royal, que la candidate socialiste se rendrait le soir même à 20 h 30 sur les bords du canal Saint-Martin, où est installé le campement de SDF organisé par l'association Les Enfants de Don Quichotte. Elle aurait ainsi été la première des 40 candidats à la présidentielle à leur rendre visite. Mais les Don Quichotte, qui avaient donné leur accord pour une visite discrète, ont pris peur devant l'arrivée du déferlement médiatique qui accompagne immanquablement la candidate socialiste. Ils ont donc rappelé Royal, qu'ils avaient déjà eue au téléphone le matin, pour lui dire que les choses ne pouvaient pas se dérouler ainsi. «Il y avait un risque pour nous qu'on nous accuse d'être récupérés par une candidate. …………..Notre but, c'est que des décisions soient prises aujourd'hui. Nous ne pouvons pas attendre la présidentielle. Nous la recevrons en tant que député pour qu'elle puisse faire passer nos propositions à l'Assemblée nationale », ajoute le cofondateur de l'association.

medium_sego-a.2.jpgÀ 16 h 30, Royal elle-même annonçait donc qu'une rencontre aurait lieu avec les Don Quichotte, mais que « les contacts seront privés et auront lieu en dehors de la presse, dans le cadre d'une réunion de travail ». Sans qu'on sache s'il s'agira de la même que celle proposée jeudi par le premier secrétaire du PS François Hollande, qui avait promis de signer la charte de l'association à l'occasion d'une « réunion de travail dans le cadre du projet des socialistes pour l'élection présidentielle ». (Extrait Le Figaro).

21.12.2006

Nicolas SARKOZY appelle à l'Unité lors du Forum de Bordeaux...

medium_Sarko_BDX.jpgL'UMP a tenu jeudi à Bordeaux son troisième et dernier forum pré-présidentiel, au cours duquel Nicolas Sarkozy, seul candidat déclaré et archi-favori pour être candidat du parti, a appelé à l'unité et s'est engagé à "rassembler (sa) famille" politique.

A l'issue du forum, dont il était l'organisateur, l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a annoncé son soutien à la candidature du président de l'UMP. Il s'agit d'"une démarche collective puisque plus de 100 parlementaires, dès demain, vont soutenir mon action et ma démarche", a-t-il indiqué sur TF1.

Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, Philippe Douste-Blazy, ministre des Affaires étrangères, Jean-Claude Gaudin, numéro 2 de l'UMP, et Alain Juppé, ancien Premier ministre et maire de Bordeaux, étaient notamment présents au forum.

M. Juppé, intervenant devant l'UMP pour la première fois depuis qu'il en a quitté la présidence, en juillet 2004, s'est exprimé parmi les premiers, affirmant que "parfois, des ruptures sont nécessaires", un écho au thème de la "rupture" cher à M. Sarkozy.

Dans la perspective de 2007, "il y a le temps du débat, c'est maintenant. Il y aura le temps de la décision, j'ai confiance que chacun aura à coeur de respecter cette décision et que tous nous nous rassemblerons autour de notre candidat", a-t-il ajouté.

M. Sarkozy a évoqué de son côté sa "responsabilité particulière pour rassembler (sa) famille" politique, tout en insistant sur sa "responsabilité plus lourde encore, celle de parler à tous les Français".

Il a appelé l'UMP à se "tourner vers l'avenir", assurant que "le passé laisse des cicatrices, l'avenir offre des promesses".

Se tournant notamment vers Mme Alliot-Marie, qui a évoqué une possible candidature à la candidature et doit faire connaître sa décision avant la date limite du 31 décembre fixée par l'UMP, M. Sarkozy a assuré: "J'aurai bien besoin de vous", soulignant qu'il devrait "bien sûr tenir compte des idées que chacun aura exprimées".

Il a repris plusieurs des thèmes développés dans ses récents discours de candidat, évoquant son "objectif que dans deux ans personne ne dorme dehors par moins 5" et appelant à lutter contre les discriminations pour "en finir avec une République des droits virtuels pour entrer dans une République des droits réels".

Il a également réaffirmé que les étrangers qui voulaient "venir en France" devaient la "respecter" ainsi que ses valeurs, ou alors aller "défendre (leurs) idées ailleurs".

Il a attaqué les socialistes, mais pas directement leur candidate Ségolène Royal, en affirmant que lorqu'ils évoquent des hausses d'impôts, "la promesse sera tenue, prenez-les au sérieux".

Mme Alliot-Marie, qui s'est gardé d'évoquer son éventuelle candidature, a salué un "débat dans le respect des personnes". "Chacun d'entre nous ne compte pas beaucoup, ce qui compte c'est ce que nous allons faire en France, parce que nous avons en commun une certaine idée de la France", a-t-elle dit.

M. Sarkozy a par ailleurs enregistré le ralliement de Rachid Kaci, président de La Droite libre, associée à l'UMP, qui avait évoqué une candidature à la candidature UMP, mais avait admis avoir du mal à rassembler les 75 parrainages de conseillers nationaux nécessaires.(Presse MSN)

17.12.2006

2° Débat MAM - SARKOZY...

medium_Mam-b.jpgMALGRÉ les efforts de Jean-Pierre Raffarin, Nicolas Sarkozy et Michèle Alliot-Marie ont toujours du mal à se parler sans se glisser quelques « amabilités » . La scène se déroule à Lyon, hier, devant les caméras et un millier de militants, assis de part et d’autre d’un podium circulaire, qui accueille, derrière de petits pupitres, les douze « témoins » de ce deuxième forum de l’UMP. Au menu : les institutions. Michèle Alliot-Marie s’attache à les défendre. Elle critique vivement « cette idée à la mode» qui consisterait, selon elle, à « vouloir se débarrasser de la Ve République sous prétexte qu’elle ne serait pas parfaite ». Une allusion à la présidentialisation du régime voulue, selon elle, par Sarkozy.

Elle insiste notamment sur un point: le rôle du président de la République qui ne peut se substituer au premier ministre, car il doit «rester un fusible pour sortir par le haut des crises les plus dures, comme Jacques Chirac l’a fait avec le CPE et la crise des banlieues ». « Le président de la République n’est pas le président de la droite ou de la gauche, il est celui de tous les Français. La France aujourd’hui, c’est Jacques Chirac et la tour Eiffel!» s’exclame-t-elle. Lorsque vient son tour de parole, Nicolas Sarkozy n’y résiste pas. Il tourne en dérision sa collègue du gouvernement : «Je me garderais bien de réduire la France à un monument ou à une personne. La France, c’est une longue histoire, c’est soixante millions de personnes qui font œuvre collective. » Avant de lâcher : « La France n’est pas que la tour Eiffel, surtout vue de Lyon !  » Rires dans la salle. Piquée, MAM lui répond peu après, dans un silence tendu : « Nicolas nous a fait une nouvelle démonstration de ses talents d’avocats. Je ne veux pas faire de polémique avec lui, mais je veux dire ce que moi je pense.» Une remarque qui lui vaut quelques huées dans la salle. Sur le fond, Sarkozy a tenu à rassurer sa collègue: «je suis opposé à la suppression du poste de premier ministre. Et au passage à une VIe République, ou à des changements constitutionnels lourds. Ce que je propose, c’est davantage une affaire de pratique que de réforme. Que le président s’engage, cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas rassembler. Il n’est pas, que je sache, un président arbitre, comme en Allemagne  ».

Dans la coulisse, MAM s’est réjouie de cette confrontation sportive, dont chacun reconnaissait hier qu’elle avait été beaucoup moins ennuyeuse que la première : « cette fois-ci, nous avons eu un vrai débat. C’était du niveau d’une présidentielle. Ce n’était pas ennuyeux. J’avais demandé à ce que les sujets soient définis à l’avance pour que l’on puisse vraiment discuter. C’était beaucoup mieux comme ça  ». Et elle a dédramatisé les réactions de la salle : « Ils ont du mal à se tenir, mais c’est normal. Ils m’ont aussi applaudie à la fin  ». Elle a même confirmé qu’elle serait bien « présente au troisième débat, jeudi prochain, à Bordeaux».

Lors de ce deuxième forum UMP, Nicolas Sarkozy, défendant l’instauration d’un scrutin proportionnel au Sénat, a par ailleurs déclaré qu’il souhaitait que « toutes les sensibilités soient représentées au premier tour de la présidentielle ». Une allusion au problème rencontré par Jean-Marie Le Pen dans sa recherche de parrainages de maires. Il y a quelques semaines, Bernard Accoyer avait déjà estimé que « pour la santé de la démocratie, il vaut mieux qu’il (Jean-Marie Le Pen) soit présent au premier tour ».

Outre les institutions, l’Europe était aussi au menu du débat. L’occasion pour Sarkozy de s’en prendre à nouveau au président de la BCE, Jean-Claude Trichet.

À ses yeux, la BCE, qui a de nouveau relevé ses taux le 7 décembre, fait preuve d’« autisme ». « On ne peut pas continuer avec l’autisme d’un certain nombre de banquiers qui ne comprennent pas que la priorité ce n’est pas la lutte contre une inflation qui n’existe pas, c’est la lutte pour plus de croissance », a affirmé le président de l’UMP. (Le Figaro)

11.12.2006

Loi sur la prévention de la délinquance adoptée par les députés...

medium_yves_foulon.jpgYves Foulon, secrétaire National aux Elus Locaux de l’UMP, se réjouit de l’adoption par les Députés du Projet de loi sur la Prévention de la Délinquance. Ce nouvel outil législatif offrira les moyens d’une action concrète pour les élus de terrain que sont les maires, au plus proche des attentes de leur population. Face à une délinquance qui a changé de nature, et à des situations qui détériorent le quotidien de nos concitoyens, il était nécessaire de compléter l’arsenal législatif afin d’y apporter des réponses nouvelles et efficaces.


Cette loi est adaptée aux véritables problèmes posés notamment par la délinquance des mineurs, par un traitement plus en amont qui va permettre de placer les autorités locales, et en premier lieu les maires de France, au centre du dispositif de prévention dont ils coordonneront la mise en œuvre, en relation avec les familles, pour une plus grande efficacité.

En proposant cette loi, Nicolas Sarkozy témoigne une nouvelle fois de sa confiance envers les maires, élus locaux qui connaissent au plus près la réalité des situations et des personnes, en leur accordant un rôle central dans ce dispositif de prévention.


Yves FOULON
Secrétaire National de l’UMP aux élus locaux

Nicolas SARKOZY souhaite la création d'un ministère de l'Imigration...

medium_sarkozy-g.jpgS'appuyant sur son bilan de ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy a présenté lundi l'immigration comme un des thèmes majeurs de sa campagne présidentielle, suggérant la création d'un ministère à part entière et l'élaboration d'un traité international sur ce sujet.
Lors d'une conférence de presse "bilan-perspectives", le candidat à la candidature de l'UMP a souhaité "la nomination d'un ministre chargé de l'immigration, qui sera à la tête de toutes les administrations responsables de ce dossier".
Soulignant la nécessité de "bâtir une grande politique de co-développement", il a en outre estimé "urgent d'ouvrir le grand chantier d'un traité sur les migrations internationales".
Partant du "séisme du 21 avril 2002", M. Sarkozy a souligné que "jamais le fossé n'a été aussi profond" dans l'approche de ce sujet de l'immigration, entre "les élites et la sensibilité dominante dans la population française". Il s'est dit "sidéré par la force des tabous qui dominent" à ce propos.
"Les flux migratoires sont l'un des enjeux fondamentaux de l'avenir", face à "un potentiel migratoire considérable, a-t-il affirmé citant notamment l'Afrique, et "il serait impardonnable de continuer à fermer les yeux sur cette réalité".
En défendant sa loi du 24 juillet sur l'immigration choisie, dont le but principal est de faire passer l'immigration de travail actuellement de 7% de l'immigration régulière à "au minimum" 50%, le ministre a reconnu que ses effets "ne se feront sentir qu'à partir de 2007".
"Beaucoup reste à faire pour aller plus loin", a-t-il assuré, avant d'évoquer "quelques pistes pour l'avenir".
En premier lieu, même s'il n'en est "pas encore à la formation d'un gouvernement", a-t-il ironisé, M. Sarkozy veut confier à un "seul ministre" la responsabilité "des différents volets de la politique d'immigration".
Il lui incombera notamment "la maîtrise de l'immigration familiale, la lutte contre les abus et la fraude et l'assouplissement des conditions de l'immigration dont notre économie a besoin".
Récusant la notion de quotas, il a dit sa préférence pour la fixation d'"objectifs", expliquant: "Je ne veux pas d'un système rigide".
M. Sarkozy nourrit l'"ambition" d'ouvrir "le grand chantier d'un traité sur les migrations internationales", observant que si la communauté internationale "s'est organisée pour coopérer dans la gestion des grands enjeux planétaires (...) les migrations internationales sont abandonnées au chaos planétaire".
L'application de ce traité, stipulant "des droits et des devoirs pour les Etats et les migrants", incomberait à "une agence internationale".
Partisan d'un "pacte européen sur l'immigration et la généralisation d'accords avec les pays d'origine sur la gestion des flux, il a appelé aussi à "bâtir une grande politique de co-développement".
Evoquant les transferts de fonds des migrants en France vers leur pays d'origine, soit "huit milliards d'euros, somme consacrée à 80% à la consommation courante", M. Sarkozy a estimé que "l'utilisation, même partielle de cette somme à des fins d'investissement productif pourrait devenir un levier essentiel du développement".
Il a également préconisé de "généraliser la politique d'aide aux micro-projets en faveur des migrants de retour dans leur pays", dont le nombre a doublé en 2006, pour s'élever à 2.000 personnes.
Le ministre a annoncé que les reconduites à la frontières de migrants en situation illégale atteindraient "24.000 en 2006 pour la seule Métropole pour un objectif fixé à 25.000 en début d'année (AFP Presse)

07.12.2006

Comme s'y était engagé Nicolas SARKOZY lors de l'émission de France 2, voilà le chiffrage du projet législatif de l'UMP.

medium_sarkozy-a.jpgCommuniqués

Le chiffrage du projet législatif de l'UMP

1. Soucieux de redonner à la France les marges de manœuvre nécessaires à la maîtrise de son destin et de rompre avec la facilité de l’endettement sur le dos des générations futures, le projet de l’UMP pour 2007 s’est explicitement fixé l’objectif de ramener la dette publique à 60% du PIB en 2012 par rapport à son niveau attendu en 2007.

Pour atteindre cet objectif, et en retenant l’hypothèse raisonnable d’une croissance annuelle moyenne sur la période de 2,25%, les dépenses publiques devront augmenter au maximum chaque année de 1,8% en volume. C’est une perspective crédible puisque, sur la période 2004-2006, le taux moyen d’augmentation des dépenses publiques a été de 1,93%. Au terme de la législature, le niveau des dépenses publiques s’établirait à 51,7% du PIB contre 54% aujourd’hui, et se rapprocherait de la moyenne européenne (UE 15) qui est de 48,6. Le respect de ces objectifs signifie en revanche que la majorité des mesures nouvelles annoncées par le projet devront être financées par redéploiement de dépenses existantes (une partie étant financée par quelques recettes nouvelles, en particulier issues de la fiscalité écologique).

Ce cadrage de finances publiques constitue une rupture dans l’histoire de la vie politique française. Pour la première fois depuis 25 ans, un grand parti ne se fonde pas sur des hypothèses exagérément optimistes de croissance et s’engage sur un objectif exigeant de maîtrise des finances publiques. A la différence du programme socialiste, le projet de l’UMP s’inscrit intégralement dans un cadrage de finances publiques qui s’impose à lui et qui nous engage.

 

2. Le seuil de 60% n’a pas été choisi au hasard. Pour le respecter, il contraint les décideurs publics à ramener le déficit des finances publiques à moins d’1,5% du PIB en 2012, c’est-à-dire à un niveau inférieur aux dépenses publiques d’investissement. Dans toutes les économies développées comme la nôtre, ce seuil de déficit public est considéré comme optimal, car il satisfait l’objectif de non endettement aux dépens des générations futures sans remettre en cause les investissements nécessaires pour leur bien-être. Si ce seuil de déficit est atteint, il sera possible, au terme de la législature, d’inscrire la « règle d’or » dans la Constitution ou dans la loi organique relative aux lois de finances. Selon cette règle, qui deviendrait alors une norme obligatoire pour tout gouvernement futur, le déficit des finances publiques n’est autorisé que pour financer des dépenses d’investissement, en aucun cas pour financer des dépenses courantes.

Par rapport aux recommandations du rapport Pébereau sur la dette publique, l’UMP se donne deux années supplémentaires pour atteindre le seuil de 60% (2012 au lieu de 2010). Mais ce décalage est justifié par la nécessité de mettre en œuvre un certain nombre de mesures que l’UMP estime indispensables et urgentes pour préparer l’avenir de notre pays, élever le taux de croissance potentiel de l’économie française et créer les conditions d’une augmentation durable du pouvoir d’achat des Français. C’est le cas en particulier des mesures relatives à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche, au développement durable et au soutien de la valeur travail, qui ne peuvent plus attendre. Ce qui est en revanche certain, c’est qu’au terme de la législature et tout en ayant mené à bien les réformes structurelles dont notre pays a besoin, la dynamique de désendettement sera engagée.

 

3. Compte tenu du fait qu’un certain nombre de mesures nouvelles, comme l’assurance salaire et retour à l’emploi, le compte épargne-formation individuel, l’allocation unique pour la garde des enfants de moins de trois ans ou encore la gratuité des musées, sont intégralement ou quasi intégralement autofinancées, les mesures nouvelles prioritaires représentent un montant estimé d’environ 27 Mds d’euros au total en cinq ans.

Il s’agit de l’enseignement supérieur et de la recherche (9 Mds), de la mise en place d’études dirigées, du droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés et du plan d’urgence au profit de l’éducation prioritaire (2,6 Mds), de la création d’une cinquième branche de la protection sociale (3,5 Mds), du choc en faveur des revenus du travail par l’exonération des charges fiscales et sociales sur les heures supplémentaires (4,6 Mds), de l’exonération des droits de donation et de succession pour tous les patrimoines petits et moyens (3 Mds), du crédit d’impôt environnement (1 Md), du renforcement du crédit d’impôt recherche pour les PME-PMI (0,5 Md) et des dépenses relatives à la politique du logement (2,5 Mds).

Une révision générale des politiques publiques permettra de dégager les ressources nécessaires au financement de ces mesures. Son périmètre comprendra les dépenses de l’Etat (sans la charge de la dette, par nature incompressible), l’ensemble des dépenses de santé, et celles de la Caisse nationale des allocations familiales, soit 590 Mds d’euros. Redéployer 27 Mds d’euros sur 590 Mds revient à réorienter de l’ordre de 5% des dépenses en cinq ans, ce qui est un effort parfaitement soutenable, comme l’ont montré des pays comme la Suède qui ont mené ce type de révision. Des mesures telles que la réorganisation de la carte judiciaire, un meilleur ciblage des aides aux entreprises, la suppression de certaines niches fiscales ou de certains crédits d’impôt, en particulier lorsqu’ils sont défavorables à la protection de l’environnement, la lutte contre les abus, les fraudes et les gaspillages en matière sociale, ainsi que des gains de productivité dans de nombreux services sans porter atteinte à la qualité du service, et même en l’améliorant, constituent des exemples de redéploiements envisageables (il est raisonnable de penser que les gains de productivité peuvent atteindre 2% par an sur une base de 100 Mds, soit 10 Mds en cinq ans) .

 

4. Le projet de l’UMP comporte également un certain nombre de recettes nouvelles, en particulier la création d’une franchise sur les actes médicaux (1,7 Mds) et le renforcement de la fiscalité écologique (notamment une redevance d’usage du réseau routier dont le gain peut être évalué à 0,4 Md après déduction du coût de suppression de la taxe à l’essieu, et la création d’une taxe sur le carbone importé). Comme le projet s’y engage explicitement, ces recettes nouvelles n’élèveront pas le niveau général des prélèvements obligatoires, mais viendront en compensation d’un certain nombre d’allègements fiscaux prévus par ailleurs par le projet (cf. supra) au financement desquels elles contribueront.

 

5. Il est à noter que le présent chiffrage ne tient pas compte des économies engendrées par les mesures mises en œuvre (à titre d’exemple, la réduction de l’échec scolaire grâce à la mise en place des études dirigées) et ne procède pas d’une analyse dynamique des dépenses publiques. En particulier, les effets sur la croissance provoqués par les mesures de réhabilitation de la valeur travail ne sont pas pris en compte. Si la révision générale des politiques publiques permet de dégager davantage de ressources et surtout si la croissance, grâce aux réformes entreprises, est supérieure à l’hypothèse de croissance retenue pour établir le présent chiffrage, les marges de manœuvre nouvelles ainsi créées seront consacrées au financement des autres mesures du projet (pour une enveloppe d’environ 10 Mds d’euros) et à la réduction du taux de prélèvements obligatoires (actuellement de 44%), et plus particulièrement la fiscalité pesant sur les entreprises, afin de le rapprocher de la moyenne des pays de l’Union européenne (actuellement de 40%).

 

François Fillon, conseiller politique du président de l’UMP, président de la Commission du Projet

Pierre Méhaignerie, secrétaire général de l’UMP, président de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale

Alain Lambert, secrétaire national de l’UMP à l’Economie, ancien ministre délégué au Budget

Eric Woerth, trésorier de l’UMP, ancien secrétaire d’Etat à la Réforme de l’Etat

Gilles Carrez, rapporteur général de la Commission des Finances de l’Assemblée nationale

Philippe Marini, rapporteur général de la Commission des Finances du Sénat

 

Communiqué du 5 décembre 2006

06.12.2006

Internet... L'offensive socialiste !

medium_web2.2.jpgLe Parti socialiste lance une campagne de recrutement en direction des cybermilitants. A la clé, des technologies innovantes et un marketing plus agressif, destiné à concurrencer l’UMP sur le terrain du web.

Terminé l'amateurisme des débuts. Pour le PS, la conquête du pouvoir passe aussi par internet. Le site flambant neuf du parti propose désormais un formulaire consacré à la mobilisation des sympathisants sur la Toile. "Nous avons besoin de votre énergie et de la force collective des militants pour parvenir à la victoire", explique le formulaire d'inscription, qui invite les militants à "rejoindre l'équipe de campagne numérique".

Le PS offre différents «emplois» à ses sympathisants, comme celui du «colleur d’affiches du web» : effectuer chaque jour «quelques clics sur les sondages en ligne» que proposent nombre de sites. Mais aussi pratiquer le «copier/coller d’argumentaires en moins de 5 minutes» dans les commentaires des blogs ou les messages de forums. Une véritable mission commando.
 

Tchatcheurs, traceurs, mondains… à chaque cybermilitant son rôle

Les plus motivés peuvent devenir «tchatcheurs». Ils seront alors chargés de défendre les idées de Ségolène Royal sur les forums, les blogs ou les chats. Le PS recrute également des «veilleurs» chargés de surveiller des sites particuliers, ou des «traceurs», chargés de dénicher des vidéos sur «les sites des chaînes, l’INA, les podcasts». Et même des «mondains», employés à «faire remonter de nouveaux contacts». Enfin, il fournit toute une série de matériel de campagne, comme des bannières et des logos à insérer sur son blog ou son site.

Le site de Ségolène Royal, Désirs d’Avenir, n’est pas en reste. En huit recommandations, les militants sont invités à «aller au contact sur les forums», mais aussi à créer un blog «thématique» pour relayer les idées de la candidate, ou encore à alerter l’équipe de campagne sur tous les «messages hostiles» pouvant circuler sur le web. D’ailleurs, Ségolène Royal elle-même dispense en vidéo ses conseils et ses recommandations aux bloggeurs. Consigne : «être ferme», tout en restant «très pédagogique». Quant aux jeunes socialistes, ils prennent en charge l’aspect «agressif» de la campagne, avec un site entièrement dédié à dénigrer le candidat et ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy.

La méthode du marketing viral

Cette déclinaison de fonctions précises s’inspire des méthodes du marketing viral. Très en vogue, cette technique vise à créer et à animer une tendance, un «buzz», en massifiant sa présence sur le web. Mais elle rappelle également les méthodes de campagne américaines, qui offraient à leurs sympathisants des rôles déterminés, leur demandant de convaincre leurs voisins ou leurs collègues de travail. Et parvenir ainsi à un véritable maillage de la toile.
 

«Je m’amuse beaucoup de voir le PS, qui critiquait nos méthodes sur Internet, finir par s’y ranger», explique au figaro.fr Thierry Solère, l’un des responsables de la campagne Internet de l’UMP. Au PS, on refuse l’amalgame. «Organiser des militants pour le travail en ligne n’est pas moins moral que de les bagarres habituelles pour distribuer des tracts sur les marchés», estime Julien Bézille, le chef de Projet internet du parti. (Le Figaro)

05.12.2006

Ralliements...

medium_nsarkozy_c.jpgQui n'a pas encore rallié Nicolas Sarkozy ? Les uns après les autres, les ministres annoncent leur ralliement au président de l'UMP. Alors que le candidat n'a pas encore été désigné officiellement par le parti majoritaire, une vingtaine de ministres - sur trente et un - ont déjà choisi son camp. Certains par ­calcul. D'autres par conviction. D'autres enfin parce qu'ils cèdent à la realpolitik. 

La déclaration de candidature du patron de l'UMP, le 29 novembre, a poussé les « néoconvertis » au sarkozysme à sortir du bois. En trois jours, pas moins de quatre ministres ont affirmé ou réaffirmé haut et fort leur proximité avec le ministre-candidat. « Il est de loin le plus concret », s'est exclamé samedi dans Le Figaro le ministre de la Santé, Xavier Bertrand, qui se définissait jusqu'à présent comme « le dernier juppéiste du gouvernement ». Dans la foulée, Thierry ­Breton a explicitement exprimé sa faveur : « Mon choix est assez évident », a-t-il dit hier dans La Tribune. Moins explicite, Jean-François Lamour, ministre des Sports et ancien conseiller à l'Élysée, a salué hier sur RTL le « dynamisme » de Sarkozy. Tout en se laissant une porte ouverte : « Maintenant [il reste] à voir s'il y a d'autres candidats avant le 30 décembre... » Quant à Jean-François Copé, après avoir hésité jeudi sur France 2 , il a corrigé le tir dimanche sur Europe 1 : « Il y a six mois, j'ai dit très clairement que je soutiendrai le candidat soutenu par ma famille politique. À l'époque, celui qui était en pôle position était Sarkozy, le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est encore lui. »

Au ministère de la Culture, Renaud Donnedieu de Vabres ­ a affiché sa préférence avant l'été. Tout comme Renaud Dutreil (PME) et Dominique Perben, en quête d'investiture à Reims et Lyon. Philippe Douste-Blazy a profité d'un meeting à Périgueux pour se rapprocher du patron de l'UMP.

Une poignée de ministres évitent soigneusement de répondre directement à la question. Pour l'instant, ils préfèrent échapper à la pression politique et médiatique. Par loyauté envers Dominique de Villepin. Parce qu'ils ne veulent froisser personne. Ou qu'ils ne veulent pas diviser la droite. Tous attendront en fait le 14 janvier, jour du congrès de l'UMP, pour soutenir le « candidat du parti ». Dans cette catégorie figurent : Gérard Larcher (Travail), Catherine Vautrin (Parité), Nelly Olin (Environnement), ou encore le garde des Sceaux, Pascal Clément. Ministre de l'Agriculture, Dominique Bussereau a calé son calendrier sur celui de son ami Jean-Pierre Raffarin.

Ils sont neuf et se définissent eux-mêmes comme des chiraquiens indéfectibles. Henri Cuq (Parlement), Christian Jacob (Fonction pu­blique), Brigitte Girardin (Coopé­ration), Azouz Begag (Égalité des chances), Catherine Colonna ­(Affaires européennes), François Goulard (Enseignement supérieur), Léon Bertrand (Tourisme), Philippe Bas (Famille) et Hamlaoui Mekachera (Anciens combattants) ont pris l'habitude de dîner ensemble une fois par mois. Pour serrer les rangs. La plupart de ces fidèles historiques attendront que le président de la République fasse ­connaître son choix. « Nous les chiraquiens, on sera en campagne quand le président se sera exprimé », confirme Henri Cuq. « Il est hors de question que j'assiste au congrès du 14 janvier », confie-t-il au Figaro.

Ils ont des statuts à part dans le gouvernement et dans le parti. La chiraquienne Michèle Alliot-Marie a choisi de se mettre à son compte. Si elle hésite toujours à se présenter à la présidentielle, MAM est en train de recenser ses forces. Pour mieux tenir tête à Nicolas Sarkozy. Numéro cinq du gouvernement et coprésident du parti radical, Jean-Louis Borloo conserve ses distances avec Nicolas Sarkozy. Fort de son bilan à la tête du ministère de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo veut peser en 2007 pour mieux négocier le moment venu.

Enfin, il y a le « cas » François Baroin. Filleul politique de Jacques Chirac, le ministre de l'Outre-Mer se retrouve dans une situation paradoxale. Conseiller politique de l'UMP, il entretient de « bonnes relations » avec Sarkozy mais refuse de se rallier publiquement et dès à présent. En réalité, François Baroin pourrait être le joker de Chirac et Villepin pour assurer l'intérim de Sarkozy au ministère de l'Intérieur.(Le Figaro)

04.12.2006

Polémique dans la Presse...

medium_segolene_liban-a.jpgLes premiers pas de la candidate du PS à la présidentielle, Ségolène Royal, sur la scène internationale au Proche-Orient créent ce lundi une polémique parmi les éditorialistes de la presse française.
"Comment une voyageuse sans bagage résisterait-elle ?" s'interroge Jean-Michel Thénard dans Libération qui estime que la polémique libanaise a "un goût de querelle hexagonale, dénoncée à mots couverts par l’ambassadeur de France à Beyrouth". "Quelle nécessité avait la candidate d'aller se fourrer dans ce guêpier, où les diplomates professionnels marchent sur des oeufs, sinon pour se prouver qu'elle en était capable", constate Hubert Coudurier dans Le Télégramme.
Dans Le Républicain Lorrain, Pierre Fréhel condamne. "Une chose est d'être à l'écoute des Français, une autre est de prêter l'oreille à des propos inadmissibles en donnant ainsi le sentiment de les cautionner ou en tout cas de les prendre en compte", estime-t-il.
Parce qu'"on ne se déplace pas dans cet +Orient compliqué+ comme on déambule en Poitou-Charentes, avec des idées simples de +diplomatie participative+ et la candeur d'une blanche colombe, pour ne pas dire d'une oie blanche", fustige Jacques Camus dans la République du Centre.
Pour Dominique Garraud (La Charente Libre), il s'agit d'un "faux procès" qui s'inscrit dans "la continuité de la stratégie grossière, déployée sans succès par Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius lors de la primaire socialiste, qui prétend convaincre que l'ignorance, la légèreté et l'inconstance supposées de l'élue de Poitou-Charentes en matière internationale la rendraient indigne de porter la voix de la France".
"Crier au procès d'intention comme le fait François Hollande, n'est pas acceptable", répond Jean Levallois dans la Presse de la Manche. "Ségolène Royal est en campagne électorale. On ne va tout de même pas nous faire le coup du crime de lèse-majesté, chaque fois que l'on constatera, tout simplement, qu'elle a des lacunes ou qu'elle commet des erreurs", insiste-t-il.
Plus ironique, Jean-Pierre Bel dans La Nouvelle République du Centre-Ouest estime que la candidate socialiste ne s'est pas trompée sur un point : "pour une initiation diplomatique accélérée, le Levant est la meilleure école." Et c'est "un bizutage en règle que lui infligent ses collègues", prétextant la maladresse diplomatique de l'ancienne ministre déléguée à l'Enseignement scolaire qui a naguère "fait voter une loi contre le bizutage", insiste Francis Brochet dans Le Progrès.(Extrait Presse)

Toutes les notes