« Nicolas SARKOZY dénonce les propos racistes de Georges Frêche. | Page d'accueil | Erreur d'aiguillage !... »
19.11.2006
L'atout "Femme"...
Les sarkozystes pensent que « l'atout femme » tombera au cours d'une campagne qu'ils veulent mener sur les idées.
En déplacement à Bois-Colombes, le ministre de l'Intérieur a salué hier le succès d'une « personne de qualité », qui traduit selon lui « une aspiration forte au renouvellement de la classe politique ». Il a aussi souhaité « un débat qui aille au fond des choses » : « Que Mme Royal nous présente ses idées, qu'elle nous dise en quoi elle est différente du Parti socialiste. »
Dans l'entourage du patron de l'UMP, on affirme que l'issue du scrutin interne au PS n'est « pas une surprise ». L'apparition de sites « antiroyalistes » sur le Net, quelques minutes seulement après la proclamation officielle des résultats, prouve que les experts multimédias de la rue La Boétie avaient effectivement anticipé l'événement. Les conseillers politiques affirment s'y être préparés aussi. « La victoire de Royal est logique, explique un sarkozyste du premier cercle. C'est la crainte d'une réédition du 21 avril 2002 qui a poussé les socialistes à se tourner vers la seule candidate capable selon les sondages de battre Nicolas. »
Les partisans du chef de l'UMP ne veulent retenir que ce qui les arrange dans le succès « royaliste » : il clôt le débat sur le calendrier de désignation de leur champion, principal sujet des derniers affrontements entre sarkozystes, villepinistes et chiraquiens.
Fidèle du ministre de l'Intérieur, Christian Estrosi a battu le rappel des troupes dès hier matin, alors que les images du duel Sarkozy-Alliot-Marie étaient encore fraîches dans les mémoires de droite : « Nous ne gagnerons pas si nous entrons dans les querelles de personnes dont les socialistes viennent de sortir. » Selon lui, « maintenant que les socialistes ont leur candidat, les jours sont comptés ».
Si Ségolène Royal contribue - involontairement - au rassemblement du camp adverse, elle se révèle aussi plus redoutable que prévu par Nicolas Sarkozy lui-même. Le favori de la droite pensait jusqu'à ces derniers jours qu'elle sortirait « affaiblie » des primaires du PS. C'est le contraire qui s'est produit.
Ses partisans s'en consolent en affirmant que l'icône socialiste tombera de son piédestal « dès que le débat sur le fond commencera ». « Affronter une femme, c'est un problème que nous aurons à résoudre, mais qui n'est pas insurmontable, même si c'est une première en France », affirme Dominique Paillé. La méthode préconisée par le député des Deux-Sèvres : « Démontrer la vacuité de la pensée et des propositions de Mme Royal, ses insuffisances face au job qu'elle prétend vouloir assumer, sans pour autant tomber dans le travers de la caricature et de l'agression. » Sur le papier, c'est imparable.(Le Figaro)23:50 Publié dans ACTUALITES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, 2007


Les commentaires sont fermés.