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18.10.2006
Bayrou se verrait bien en haut de l'affiche...
Le leader centriste s'imagine premier ministre d'un gouvernement de « démocrates venant d'un bord et de l'autre ».
Le futur candidat à la présidentielle, dont le score plafonne pour l'heure à 8 % dans les sondages, assurerait-il ses arrières ? Sur France Info, François Bayrou a précisé qu'il entendait « parler alliance ou compromis après l'élection, après que les citoyens se sont exprimés ». Selon lui, « si l'on ne se fixe pas cette règle d'or, alors on laisse gouverner les sondages et les groupes de presse, ou en tout cas les grands moyens médiatiques, qui veulent nous imposer aujourd'hui un duel Sarko-Ségo ».
Toute la stratégie du président de l'UDF repose sur cette théorie. Et sur son échec. Le leader centriste ne veut pas croire que le duel annoncé aura lieu, en tout cas pas dans les conditions que préfigurent les enquêtes actuelles sur les intentions de vote, avec deux candidats qui recueillent chacun autour de 35 % des suffrages exprimés. En revanche, il n'exclut pas une réédition du 21 avril 2002, dans toutes ses variantes possibles, y compris celle où il se retrouverait lui-même face à Jean-Marie Le Pen au second tour. Il estime également réaliste un scénario où il obtiendrait suffisamment de voix au premier tour pour que le finaliste arrivé en tête soit obligé de rechercher une alliance avec lui. De là à s'imaginer premier ministre de Nicolas Sarkozy ou de Ségolène Royal, il y a un pas qu'il se garde de franchir, même s'il assure qu'il ne fermera « aucune porte » d'ici la présidentielle.
Les « conseils » de Robien
Décidé à camper sur sa ligne « ni droite, ni gauche », il n'est pas près d'obtempérer aux demandes de « clarification » de Gilles de Robien. Le seul centriste du gouvernement Villepin a essayé un nouvel angle d'attaque, hier, dans La Provence, en conseillant à François Bayrou de se doter d'un projet pour « passer du statut de bel universitaire à celui de candidat à la présidentielle ». L'expression « bel universitaire » a fait rire l'entourage du président de l'UDF, où l'on a riposté que « venant d'un ministre de l'Éducation, ça ne pouvait être qu'un compliment ».
22:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bayrou, 2007


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