02.10.2006
Nicolas Sarkozy: "L'enjeu de 2007 est comparable à 1958 et 1981..."
Le président de l'UMP, Nicolas Sarkozy, a estimé lundi que l'enjeu de l'élection présidentielle de 2007 était "comparable" à l'arrivée au pouvoir de De Gaulle en 1958 et à celle de François Mitterrand en 1981, dans un discours prononcé lors de la journée parlementaire de l'UMP.
Le rendez-vous de 2007 "est un choix qui va bien au-delà d'une simple alternative", a déclaré M. Sarkozy. "La présidentielle de 2007 sera comparable au rendez-vous électoral de 1958, où il s'était agi de nouvelles institutions, d'une nouvelle politique sociale, ou du rendez-vous de 1981", a-t-il ajouté.
C'est un enjeu absolument majeur", a-t-il poursuivi, exhortant les élus de l'UMP à faire preuve "d'audace" et "d'ouverture".
"On n'attaque pas les gens, les personnes, mais on n'a pas peur d'affronter des sujets tabous", a dit M. Sarkozy, leur demandant de "mettre à bas la pensée unique".
Le président de l'UMP a demandé le soutien des élus: "Aujourd'hui plus que jamais, j'ai besoin de vous".
M. Sarkozy s'est donné pour ambition de "récupérer une partie de l'électorat de gauche" ainsi que des électeurs du Front National "que nous avions désespérés".
"Il y a une partie de la gauche française dont la tradition n'est pas l'idéologie mais le mouvement, je pourrais même me reconnaître dans ses idées", a-t-il poursuivi. Cette gauche "considère que l'ordre n'est acceptable que si l'ordre est en mouvement".
"Je ne suis pas conservateur", a assuré M. Sarkozy, soulignant qu'il était pour "un ordre acceptable, dès lors qu'il est juste et en mouvement", reprenant un des thèmes avancé par Ségolène Royal. Pour lui "cette gauche là a sa place parmi nous", "c'est ça la rupture".
Le président de l'UMP a justifié le thème de la rupture en appelant à "imaginer une autre alternative, une autre espérance".
Tout en rendant hommage au "bon bilan" des gouvernements Raffarin et Villepin, il a cependant marqué sa différence avec le Premier ministre en assurant que "la continuité ce n'est pas la voie à prendre" et en rappelant que "pas une majorité ne s'est succédée à elle même".
"Le premier à l'avoir compris, c'est Georges Pompidou qui s'est présenté comme un changement par rapport au général de Gaulle", a-t-il affirmé. "Valéry Giscard d'Estaing s'est présenté comme un changement par rapport à la majorité gaulliste et Chirac ne s'est pas inscrit dans la continuité stricte d'Edouard Balladur en 1995", a-t-il observé.
23:19 Publié dans Tribune | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, 2007


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