24.03.2007

Seul le Programme de Nicolas SARKOZY créera de la croissance et de l'emploi...

medium_NS2.jpgNicolas Sarkozy, le seul candidat de la croissance et de l'emploi
L’institut d’analyse économique Rexecode vient de publier une étude comparative sur les programmes économiques des trois principaux candidats à l’élection présidentielle.

L’institut d’analyse économique Rexecode vient de publier une étude comparative sur les programmes économiques des trois principaux candidats à l’élection présidentielle. Après une évaluation de l’impact des propositions de Nicolas Sarkozy , de Ségolène Royal et de François Bayrou, le premier centre français d’analyse et de prévision macroéconomiques indépendant des pouvoirs publics en conclut que les propositions du candidat de l’UMP sont les seules à créer de l’emploi et de la croissance.

Cette analyse a été rendue publique quelques jours après le soutien officiel d’Olivier Blanchard, qui compte parmi nos économistes les plus réputés. Celui qui est considéré comme nobélisable affirmait le 13 mars dernier, qu’après avoir voté socialiste pendant des années, il voterait personnellement pour Nicolas Sarkozy.

Ségolène Royal détruit des emplois et de la croissance.

1. Le programme économique de S. Royal aboutit à des destructions d’emplois, 230 000 au total, essentiellement dans les petites et moyenne entreprises et parmi les travailleurs peu qualifiés. La hausse du SMIC à 1 500 euros fera perdre 50 000 emplois et la suppression du contrat nouvelles embauches (CNE) 30 000 emplois. En outre, la généralisation des 35 heures à l’ensemble des PME, inscrite dans le projet du parti socialiste, jamais explicitement reniée par S. Royal, entraînera la disparition de 150 000 emplois supplémentaires.

2. Ces mesures réduiront très nettement notre taux de croissance, de 1,4 point.

3. A plus long terme, les mesures de S. Royal affaibliront considérablement la compétitivité des entreprises françaises et auront donc des effets encore plus néfastes sur l’emploi et la croissance.

Le programme de F. Bayrou détruit également des emplois dans les PME et entrave leur croissance.

1. Deux des mesures du programme de F. Bayrou auront des effets positifs, mais limités. Le droit de créer deux nouveaux emplois sans charges pendant cinq ans créera 90 000 nouveaux emplois, soit un total très inférieur à celui qu’annonce F. Bayrou (« plusieurs centaines de milliers d’emplois ») et très faible par rapport au coût de la mesure (7,4 Mds d’euros). La rémunération des heures supplémentaires 35% de plus que les heures normales et la réduction de leur taux de cotisations patronales (pour que les entreprises ne supportent aucun coût supplémentaire) créeront 80 000 emplois, soit beaucoup moins que pour la mesure du même type proposée par N. Sarkozy (160 à 200 000), principalement parce qu’il manque la forte incitation pour les employeurs.

2. Surtout, la concentration des exonérations de charges sur les PME et sur les salaires en dessous de 1,3 SMIC (fin des allègements pour les grandes entreprises et pour les salariés rémunérés entre 1,3 SMIC et 1,6 SMIC dans les PME) conduira à une forte augmentation du coût du travail et à la disparition de 230 000 emplois.

Au total, le programme de F. Bayrou détruira 60 000 emplois, avec comme principales victimes les petites et moyennes entreprises (ce sont elles qui ont le plus de salariés concernés par les allègements de charges pour les personnes rémunérées entre 1,3 et 1,6 SMIC). En outre, un nouveau « effet de seuil » sera créé : en provoquant une hausse brutale du coût du travail au moment où une entreprise passe du statut de PME à celui de « grande entreprise » (perte des allègements de charges), le programme Bayrou crée un obstacle supplémentaire au développement de nos PME en champions nationaux.

3. Les effets de ses mesures freineront sensiblement la croissance, avec une baisse de 0,2 à 0,5 point.

Le programme de N. Sarkozy créera 200 000 emplois et augmentera de plus d’un point la croissance.

1. La mesure de N. Sarkozy rémunérant les heures supplémentaires 25% de plus que les heures normales et les exonérant de charges fiscales et sociales conduira les entreprises à augmenter la durée du travail et à embaucher sur de nouveaux postes du fait de la réduction du coût global du travail induite. Elle créera de 160 000 à 200 000 emplois (soit au moins le double des créations d’emplois de la mesure de F. Bayrou).

2. Elle entraînera une forte hausse de la croissance, entre 1 et 1,3 point de PIB, soit le point qui nous manque depuis tant d’années.

Il est à noter que cet examen des programmes des candidats s’en est tenu à une analyse de court terme et n’a pas pris en compte les autres mesures structurelles de notre programme (enseignement supérieur, recherche, innovation, développement des PME, baisse de la fiscalité, maîtrise des finances publiques, réforme du marché du travail…) dont les effets sur la croissance et l’emploi seront évidemment massifs.

04.01.2007

Nicolas SARKOZY remporte les élections présidentielles...

medium_sarko-c.jpg Non, non, vous ne venez pas de tomber dans une faille spatio-temporelle, et vous ne rêvez pas non plus. C’est une légère anticipation de l’évidence qui se profile. Une conjecture qui devient de moins en moins hypothétique. Une réflexion surgie à partir d’un fait connu: les élections ne se jouent pas dans les urnes.

Plus précisément, de nombreux éléments surdéterminent le scrutin : les positionnements de campagne, le choix de tel ou tel candidat, l’évolution de la société et de l’environnement mondial, les manœuvres des appareils politiques pour désamorcer telle ou telle candidature, les premiers discours de pré-campagne... Bref : on peut aujourd’hui estimer que les jeux sont faits à 80%. Ne cherchons pas à préciser ce chiffre : c’est un ordre de grandeur, au demeurant discutable, tiré de l’expérience de campagnes politiques passées. Disons que c’est une hypothèse de travail, pour se concentrer sur l’essentiel.

L’essentiel donc. Venons-y.

La révolution numérique et celle des communications, l’accroissement considérable des richesses produites à partir des supports virtuels, le vieillissement des populations dans les pays les plus développés, l’expansion du secteur des services ont atteint et innervé la France sans que celle-ci se décide à adapter sa politique intérieure à ces évolutions.

Soyons précis : la France ne subit pas la mondialisation, elle y participe pleinement. Globalement, elle continue toujours à y être gagnante : si des emplois quittent notre pays pour d’autres contrées, davantage d’emplois encore parviennent à se développer ou à se maintenir en France grâce à une activité développée au-delà de notre hexagone. Mais l’inadaptation de nos structures pourrait nous faire durement chuter, en touchant de plein fouet une frange toujours plus large de la population : ceux qui sont le moins mobiles, le moins formés, ou trop spécialisés, et qu’on abandonne trop souvent au bord du chemin.

Certes, les progrès sont partout, et notre généreux système de santé permet à tous, y compris aux exclus, de bénéficier des dernières techniques et des soins à la pointe de la recherche. Mais aujourd’hui, alors que les métiers évoluent rapidement, que les besoins changent, que les défis environnementaux appellent à des mutations complètes, il est absolument suicidaire de raisonner en terme d’acquis sociaux et d’immobilisme de principe. Quand des centaines de millions de personnes à travers le monde vivant moins bien que nous accèdent à une éducation et à des savoirs leur permettant de créer à moindre coût ce que nous leur vendions fort cher hier, il est normal de se remettre en question. Si nous voulons ne serait-ce que conserver notre niveau de vie, nous n’avons pas le droit de prétendre que c’est en travaillant toujours moins que nous y parviendrons. C’est un mensonge.

Ce constat, de nombreux pays développés l’ont déjà fait. De nombreuses populations l’ont compris et accepté. Et ont décidé de se donner les moyens de participer au développement de la planète, sans se résigner à perdre leur place ni leur rôle. Allemagne, Suède, Espagne, Canada, Danemark, Irlande, Grande-Bretagne, Etats-Unis : tous ces pays ont réduit drastiquement le poids de leur fonction publique, ont mis en place un marché du travail dynamique, soit protecteur mais limité dans le temps et fortement incitatif, soit souple et permettant de retrouver un emploi facilement.

En France, depuis vingt-cinq ans, nous avons laissé le poids de la fonction publique s’accroître considérablement, tandis que l’indemnisation du chômage est médiocre, peu contrôlée et peu incitative à la reprise d’emploi. L’endettement a explosé, non pour investir dans la recherche ou l’enseignement supérieur, mais pour payer nos administrations. Les sommes énormes collectées pour la formation professionnelle sont éparpillées et profitent peu à ceux qui en ont le plus besoin. Nos universités sont empêchées d’assumer une sélection républicaine, au bénéfice de sélections masquées et au détriment de ceux qui n’ont pas de relations ou de réseaux. En incitant trop peu à l’effort, nous formons finalement un nombre de diplômés insuffisant. Les déséquilibres des filières attractives mais fourre-tout mènent des dizaines de milliers de jeunes au chômage, ou à la frustration de métiers sans lien avec ce qu’ils espéraient.

Notre pays est aujourd’hui à un tournant de son histoire. Avec la réforme des retraites, avec la création d’un droit individuel à la formation, avec le rapprochement de l’Unedic et de l’ANPE, avec la réforme LMD, avec le CNE, avec le commencement d’une décrue du nombre de fonctionnaires, les gouvernements Raffarin et Villepin ont initié ce tournant, ont esquissé le mouvement qui manque tant à la France. Et en quelques mois, le chômage est passé de 10,2% à 8,7% de la population active.

Nous sommes un pays fort. Nos atouts sont immenses. Nos savoir-faire sont reconnus. Notre créativité aussi. Nous devons apprendre à ne plus avoir peur. A saisir, et même à susciter les opportunités. Avoir le réflexe de transformer nos idées en projets, nos projets en entreprises, nos entreprises en emplois, nos emplois en épanouissements, nos épanouissements en confiance en nous, notre confiance en nous en capacité à se lancer et relever des défis.

Avec les élections présidentielles de 2007, la France se trouve face à un choix de société. Malgré le duel manqué de 2002, le réflexe du vote utile et la très forte médiatisation (recherchée et assumée), de deux candidats en particulier, semble dessiner avec évidence un deuxième tour entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

Le premier endosse le costume délicat de ministre de l’Intérieur et membre du gouvernement sortant. Mais son bilan est globalement positif, et surtout sa détermination et ses idées en phase avec une population exigeante en résultats. Les flux migratoires considérables rendent absolument nécessaire une politique d’immigration concertée / choisie / partagée : optez pour le plus plaisant, la réalité est la même. Nous avons le devoir de cesser d’entasser dans des ghettos tous ceux que notre bonne conscience nous pousse à accueillir sous prétexte que nous fantasmons l’incapacité de l’Afrique à se développer. La liberté de travailler plus doit être concrétisée, mais aussi l’interdiction de recourir à des embauches supplémentaires à temps partiel si certains salariés souhaitent augmenter leur temps de travail : il est inadmissible d’imposer et de multiplier les contrats de 25 ou 30 heures, avec un salaire final en dessous du Smic mensuel.

Ajoutons à la candidature de Nicolas Sarkozy, la perspective de le voir former un "ticket" avec Jean-Louis Borloo, et les mesures fortes que celui-ci porte avec lui : donner une formation à chaque élève sortant du système éducatif, transférer la moitié des charges sociales vers une taxation des revenus non salariaux, remettre à plat l’ensemble de nos aides sociales pour aider vraiment ceux qui en ont besoin et sortir les autres des trappes à pauvreté et inactivité, décréter l’environnement comme priorité nationale, instaurer une péréquation républicaine de la taxe professionnelle pour que les communes riches soutiennent les moins bien dotées.

Face à ces propositions, la candidature de Ségolène Royal apparaît chaque jour comme inadaptée : les parodies de débat organisés par le PS pour son investiture, la peur palpable du débat avec d’autres politiques ou experts, ses approximations en matière d’Education nationale, d’Affaires étrangères, de Défense, ses sorties extravagantes et non concertées sur de nombreux sujets, prenant de court son parti politique mais aussi ses propres conseillers, l’autoritarisme de sa pratique solitaire du pouvoir dessinent une personnalité aux antipodes de ce qu’elle prétend incarner, elle qui prône l’écoute et la démocratie participative. Ces contradictions sont d’autant plus flagrantes que Ségolène Royal ne semble pas vouloir assumer une vision personnelle sur des questions aussi essentielles que l’Europe ou la Turquie.

Surtout, surtout, surtout : Ségolène Royal était objectivement la moins proche des idées du Parti socialiste, elle n’a décroché l’investiture que par crainte des militants de voir Sarkozy enfoncer des postulants trop marqués par le socialisme. En 2002, Jospin avait maladroitement donné l’impression que son programme n’était "pas socialiste" ; en 2006, ce sont les militants PS eux-mêmes qui ne semblent plus assumer ce positionnement politique, alors que la droite revendique plus que jamais ses idées.

Et désormais, c’est l’UMP qui semble le plus réclamer le changement, quand le PS propose un retour en arrière qui ne saurait séduire qu’une frange réduite de la population, tant les vingt-cinq années qui viennent de s’écouler ne font envie à personne.

Au-delà des caricatures auxquelles se prêtent parfois les partisans de Ségolène Royal d’un côté et ceux de Nicolas Sarkozy de l’autre, il reste des éléments clés qui font pencher la balance de l’histoire nettement en faveur du candidat de la rupture tranquille. Parce que, sereinement mais avec détermination, les nouvelles générations, lucides et sans illusion, ont objectivement intérêt à réaliser ces mutations. Et que la France ne peut être grande que si ses enfants réapprennent à marcher. (Editorial Agoravox)

12.10.2006

Lu pour Vous: Edito de la République des Pyrénées

medium_CS.jpgEST-CE LA RAISON de la migraine de Nicolas Sarkozy ? En tous cas depuis dimanche soir, le N°2 du gouvernement a été ulcéré par les propos de Dominique de Villepin, laissant entendre qu’il pourrait y avoir plusieurs candidats UMP. Ceux qui ont assisté à son interview matinale, lundi, sur France Inter ont été surpris de l’extrême irritabilité du ministre de l’intérieur qui, plus qu’à l’habitude -ce qui n’est pas peu dire- semblait monté sur ressorts, prêt à ne faire qu’une bouchée de ses éventuels contradicteurs. Et son principal contradicteur, pour l’instant, c’est le Premier Ministre. "S’il veut être candidat qu’il le dise!", l’a apostrophé Nicolas Sarkozy , expliquant que ses déclarations devaient "bien témoigner d’une quelconque impatience". "Il n'y a pas de candidat de droit divin, il n'y a pas de domaine réservé à l'UMP. Que chacun qui a quelque chose à dire et veut porter l'alternative ait le courage de le faire.
Mais ça se passe à l'intérieur de l'UMP pas à l'extérieur", a souligné Nicolas Sarkozy.

 

Hier, la guérilla s’est poursuivie, au cours d’une réunion houleuse où plusieurs députés sarkozystes ont rappelé le Premier ministre à l’ordre lui reprochant de porter tort à "notre unité" et à notre "image", mettant ne garde contre la formation "d’écuries présidentielles" au sein de l’UMP. "On ne peut pas nous appeler à l'union comme sur le texte sur l'énergie et ensuite tous les jours mettre des chausse-trapes au président de l'UMP", a dit en substance Alain Gest qui, auparavant, s’était ému qu’un ministre préfère "voter pour Ségolène Royal que pour Nicolas Sarkozy". Quant au ministre sarkozyste Christian Estrosi, il a critiqué Michèle Alliot-Marie qui joue les "tireurs embusqués". Le matin même, elle avait estimé que de nombreux députés lui demandent d’être candidate car elle serait la seule à battre Ségolène Royal… La contre offensive des sarkozystes est perçue à Matignon comme le symptôme que "l’inquiétude monte" dans les rangs des amis de Nicolas Sarkozy. Une bonne chose : Villepin, comme Chirac, n’ayant pas abandonné l’idée de multiplier les chausses trappes. Après une rentrée sous le signe de l’entente cordiale, le temps des peaux de banane est revenu. Des deux côtés.
Hier, Nicolas Sarkozy a contesté la thèse gouvernementale selon laquelle le pouvoir d’achat des Français augmentait. J.-M. Bouguereau

16.09.2006

Lu pour Vous: " Nicolas Sarkozy et La coalition des mécontents"

medium_Ely1.jpgLe Monde -15.09.2006:

Jean-Louis Debré a beau dire que rien n'est "plié" pour le choix du candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, la possibilité de voir Nicolas Sarkozy écarté de cette candidature est quasi nulle.

Oui, bien sûr, Nicolas Sarkozy peut "tomber" sur une affaire dont on n'a pas la moindre idée à l'heure actuelle. Un événement imprévisible peut l'empêcher de se porter candidat. Mais aucune stratégie crédible ne peut avoir pour objectif, aujourd'hui, de lui contester l'investiture du principal parti de la majorité en janvier.

A défaut de lui disputer le parti, un candidat de la même famille politique pourrait-il entrer en concurrence avec lui devant les électeurs ? A l'évidence, Dominique de Villepin ne l'exclut pas. Du moins fait-il tout ce qu'il peut pour donner l'impression qu'il s'y prépare.

Sur trois sujets majeurs du débat présidentiel qui a démarré en force dès la fin des vacances d'été, le premier ministre s'est démarqué du ministre de l'intérieur et président de l'UMP. Il s'est prononcé contre l'abolition de la carte scolaire, qu'il préfère "aménager" ; il a pris position contre l'idée d'un service civil obligatoire, estimant que le volontariat correspond davantage aux souhaits des jeunes ; enfin, il a critiqué vertement la proposition de mettre en cause les régimes spéciaux de retraite. Dans les trois cas, Dominique de Villepin s'inscrit en faux contre la problématique de la "rupture", adoptée par le chef de l'UMP comme axe de son entreprise de conquête du pouvoir.

Le premier ministre ne peut pourtant pas rivaliser avec le ministre de l'intérieur en tant que "présidentiable". Mettre à profit sa nomination à la tête du gouvernement, en juin 2005, afin de se transformer en candidat possible à l'élection présidentielle était, de toute façon, une gageure pour un homme qui n'a jamais, de sa vie, rencontré un électeur. Mais ce pari difficile, presque impossible, a échoué dans la bataille du contrat première embauche, suivi par l'affaire Clearstream.

Dominique de Villepin se maintient donc dans la course, non pas pour la gagner, mais pour être en position de négocier avec Nicolas Sarkozy. Qu'a-t-il à lui offrir ? De renoncer à faire usage de sa capacité de nuisance. Le premier ministre fait partie, en effet, de ces personnalités de droite qui n'ont pas les moyens de surclasser le président de l'UMP, mais qui peuvent tenter de le faire échouer.

Certains n'ont pas ou craignent de ne pas avoir une place à leur mesure dans la répartition des postes après une éventuelle victoire. D'autres se disent que si Nicolas Sarkozy n'était pas élu président de la République, un avenir chatoyant s'ouvrirait ou se rouvrirait pour eux. Des noms ? Michèle Alliot-Marie, par exemple, peut se figurer que, si le président de l'UMP manque l'Elysée, elle fera partie des recours pour l'élection suivante. Des chiraquiens comme Jean-Louis Debré ou Philippe Douste-Blazy, qui combattent ouvertement le ministre de l'intérieur, ne peuvent guère espérer des lendemains qui chantent s'il devient président de la République.

Ainsi, de même qu'il y eut des mitterrandistes pour Jacques Chirac, en 1995, il pourrait y avoir, en 2007, des chiraquiens pour Ségolène Royal, si elle est désignée comme candidate par les adhérents du PS, ou pour un autre, si la présidente du conseil régional Poitou-Charentes perdait finalement la course à l'investiture socialiste.

La question qui pose est de savoir si Nicolas Sarkozy va pouvoir neutraliser ceux qui, dans son camp, ont intérêt à ce qu'il échoue en mai 2007. Il doit disputer une sorte de primaire négative, qui ne le met pas aux prises avec des concurrents pour la candidature, comme Ségolène Royal, mais avec une coalition des mécontents. Cette partie-là ne peut pas être arbitrée par le vote des adhérents du parti.