06.05.2007

Nicolas SARKOZY Président !

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6 mai 2007    20 heures

15.04.2007

Bayrou - PS : la convergence...

medium_bayrou-s.jpgAu lendemain de l'appel de Michel Rocard, l'ancien ministre socialiste Bernard Kouchner a prôné à son tour samedi une "alliance" du PS avec François Bayrou, qui a fait dire à l'équipe de Nicolas Sarkozy que le candidat centriste "se situe bien à gauche".

Dans une tribune parue dans le Journal du dimanche, M. Kouchner, membre de "l'équipe du pacte présidentiel" de la candidate socialiste Ségolène Royal, propose une "alliance" entre "une gauche social-démocrate rénovée" et le "centre rénové" de François Bayrou.

"Pour la première fois depuis 30 ans, écrit-il, le parti de François Bayrou ne récuse pas la gauche réformatrice. Saisissons cette chance".

Dans un entretien au JDD, Mme Royal, interrogée sur la démarche de Michel Rocard, semble cependant opposer par avance une fin de non-recevoir à ce nouvel appel. "L'élection présidentielle n'est pas une combinaison d'alliances entre des candidats ou des formations politiques", estime-t-elle, jugeant qu'"au soir du premier tour, nul ne sera propriétaire de ses électeurs et ne pourra en disposer à sa guise".

"Il y a un peu d'inertie dans le parti", a regretté de son côté Michel Rocard au lendemain de son appel.

"Désormais les choses sont claires: François Bayrou se situe bien à gauche", ont réagi Rachida Dati et Xavier Bertrand, porte-parole du candidat UMP Nicolas Sarkozy.

En déplacement à Limoges, avant que ne soit connue la tribune de M. Kouchner, François Bayrou s'est une nouvelle fois félicité de l'appel de l'ex-Premier ministre PS, qui conforte selon lui sa démarche de dépassement des "frontières". "Si je suis en situation" en accédant au second tour, "très nombreux seront ceux qui suivront la thèse de Michel Rocard", a-t-il assuré (msn)

01.04.2007

Nicolas SARKOZY précise ses engagements...

medium_ns10.2.jpgNicolas Sarkozy a précisé dimanche ses engagements sur les impôts, le service minimum ou l'euro à la veille de la présentation de son projet présidentiel.

Le candidat UMP a confirmé sa promesse de réduire de quatre points de PIB en 10 ans le taux de prélèvements obligatoires lors du "Grand jury RTL-"Le Figaro"-LCI.

"On va rendre aux Français ces 68 milliards en 10 ans", a déclaré M. Sarkozy. Il a précisé qu'il atteindrait "le quart de l'objectif", soit 15 miliards d'euros, dès la session extraordinaire du Parlement qu'il a promis de réunir en juillet s'il était élu.

Nicolas Sarkozy a par ailleurs confirmé sa promesse de ramener de 60% à 50% des revenus le "bouclier fiscal", le total des impôts acquittés par chaque contribuable. Le bouclier fiscal inclura la contribution sociale généralisée (CSG).

Le document de synthèse du projet du candidat UMP, rendu public la semaine dernière, reste vague sur la fiscalité. L'engagement de réduire de quatre points les prélèvements obligatoires (45,3% du PIB) pour les ramener en dix ans dans la moyenne européenne (41%) n'apparaît pas dans le document. Faite le 22 janvier dernier dans un entretien au "Monde", cette promesse, estimée à 68 milliards d'euros, a été jugée coûteuse par les "budgétaires" de l'UMP. De même, la promesse du candidat de réduire de 60% à 50% le "bouclier fiscal", n'apparaît pas dans le document.

Lors de la même émission, le candidat UMP a confirmé son intention d'ouvrir s'il est élu un débat sur la stratégie de change et la politique monétaire de la zone euro. "Je demanderai au ministre des Finances de provoquer une réunion de l'eurogroupe pour (...) porter le débat de notre stratégie de change et de notre politique monétaire", a-t-il déclaré. Il entend également ouvrir un débat sur la "moralisation du capitalisme financier".

Mais Nicolas Sarkozy ne réclame plus une modification des statuts et des objectifs de politique monétaire de la Banque centrale européenne. Il a reconnu avoir évolué sur ce point. "On ne l'obtiendra pas parce qu'il faut l'unanimité. C'est une perte d'énergie inutile", a-t-il dit.

Le candidat UMP a par ailleurs précisé sa méthode pour parvenir au service minimum dans les transports. Alors qu'il avait semblé reculer dans un entretien publié jeudi par "L'Express", il a maintenu son objectif d'instaurer un service minimum "avant la fin de 2007".

Mais il a précisé qu'il ne passera par la loi que si les partenaires sociaux n'arrivent pas à se mettre d'accord. "Soit on peut l'obtenir par la concertation avec les forces syndicales, dans ce cas-là pourquoi faire une loi? Soit on ne peut pas l'obtenir, et on fera la loi", a-t-il expliqué. Il n'a pas exclu qu'une éventuelle loi soit adoptée dès la session extraordinaire prévue en juillet.

Nicolas Sarkozy a aussi fait savoir qu'il ne "maintiendrait pas en l'état" le très controversé décret Robien modifiant l'organisation du travail des enseignants. "J'engagerai une concertation là-dessus, j'en ai d'ailleurs parlé avec M. de Robien", a-t-il dit. Le ministre UDF de l'Education nationale a annoncé ce week-end son ralliement au candidat UMP.

Interrogé sur les manifestations organisées dimanche par Nicolas Hulot, M. Sarkozy a promis de tenir "scrupuleusement" les engagements pris dans le cadre du pacte écologique. Le grand ministère du Développement durable qu'il s'est engagé à créer réunira les "compétences en matière d'énergie, de transport, de gestion de l'eau".

Le candidat UMP a enfin confirmé son engagement de nommer un gouvernement composé de seulement 15 ministres, aucun ministre délégué et un nombre non précisé de secrétaires d'Etat. La parité hommes-femmes sera la règle.

Après les incidents de mardi dernier à la gare du Nord, M. Sarkozy a renouvelé ses critiques contre la "faillite morale" de la gauche. "Je persiste et je signe", a-t-il dit. AP

Gilles de Robien se rallie à Nicolas SARKOZY...

medium_De_20ROBIEN.jpgGilles de Robien, seul ministre UDF du gouvernement, vient d'apporter son soutien à Nicolas Sarkozy pour la présidentielle, dans un entretien au Journal du Dimanche.

Il explique avoir «des divergences de fond» avec François Bayrou.

Après JL Borloo parti radical, André Santini, Christian Blanc et Simone Veil, c’est au tour d’un autre membre de l'UDF d’apporter son soutien au candidat UMP, Nicolas Sarkozy.
Expliquant qu'il a «toujours été UDF et l'est encore», Gilles de Robien fait valoir «des divergences de fond» avec le candidat centriste. Il lui reproche de rester dans «le flou» et de «laisser les électeurs dans l'ambigüité». Il revendique son appartenance au «centre droit» et veut construire avec Nicolas Sarkozy, s'il est élu, «une majorité plurielle», «une majorité élargie».(Merci Thierry)

29.03.2007

Le Projet de Nicolas SARKOZY...

medium_sarkozy030.4.jpgLe candidat UMP énonce ses engagements dans une plaquette distribuée à huit millions d'exemplaires.

« JE VEUX être le président de la République qui réformera la France... Notre pays a besoin de changements profonds. » C'est sur cette profession de foi, en ligne sur son site depuis hier, que s'ouvre la plaquette de Nicolas Sarkozy, distribuée à 8 millions d'exemplaires, et qui fixe ses grands engagements déclinés en 15 chapitres. « La réhabilitation du travail est au coeur de mon projet », écrit-il en préambule de ce document - « Mon projet pour la France » - où il reprend les propositions égrenées au long de ses discours. Parfois avec davantage de précisions, parfois de façon beaucoup plus floue.
Ainsi nulle référence à la baisse très commentée de quatre points en dix ans des prélèvements obligatoires, et pas davantage au bouclier ­fiscal de 50 %. « Je n'augmenterai pas les impôts, mais au contraire ferai tout pour les baisser », écrit-il en mentionnant aussi l'objectif de « réduire la dette et le déficit ». Nulle référence précise non plus au nombre de fonctionnaires, même si l'engagement de « ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux » est en revanche repris dans un entretien à L'Express hier. Dans ce même entretien, le candidat UMP indique aussi qu'il lancera « une expérimentation de TVA sociale » et confirme la ­création d'une « franchise » sur les dépenses d'assurance-maladie, oubliée dans le projet officiel, où il se contente de marquer sa volonté que « chacun se sente responsable du financement de notre système de ­santé ».
Prudence aussi sur le service public de l'emploi : « L'ANPE, l'Une­dic, les maisons de l'emploi seront réunies en un seul service public », est-il écrit, ce qui n'implique pas ­forcément la « fusion » que rejettent les partenaires sociaux. Entre la plaquette de campagne et l'entretien à L'Express, voici les grands points du projet économique et social.
Modernisation du dialogue social : liberté de candidature au premier tour des élections professionnelles, représentativité des syndicats déterminée en fonction des résultats aux élections, vote à bulletin secret au bout de huit jours de grève, et « loi sur le service minimum garanti » en cas de grève. Dans L'Express, Sarkozy laisse la porte ouverte à « une solution contractuelle, sans passer par la loi ».
Objectif 5 % de chômage en 2012 : au-delà des mesures concrètes - pas d'impôt sur les jobs étudiants, cumul emploi-retraite -, le projet souligne la nécessité de changer de politique économique pour investir massivement sur la formation, l'innovation et la recherche, rapprocher « la fiscalité des entre­prises de la moyenne européenne, et réduire la fiscalité qui pèse sur le ­travail ».
Réhabiliter le travail : le projet confirme le contrat unique pour les nouveaux embauchés « plus souple pour les entreprises, plus sécurisant pour les salariés ». Il reprend le contrat Borloo en expérimentation pour les licenciés économiques avec transfert de leur contrat de travail au service de l'emploi et garantie de « 90 % de la rémunération antérieure aussi longtemps que nécessaire, pour suivre une formation qualifiante, trouver un nouvel emploi... Mais, il ne sera plus possible de refuser deux emplois sans justification ». Le candidat qui veut une « démocratie irréprochable » précise dans L'Express qu'il veut « rendre illégaux les parachutes dorés ».
Pouvoir d'achat : « Les heures supplémentaires seront toutes payées au moins 25 % de plus que les heures normales, et seront exonérées de toute charge sociale et de tout impôt »... La conférence en juin sur l'égalité salariale et professionnelle est confirmée, de même que la revalorisation des petites retraites et la hausse de 25 % du minimum vieillesse financées grâce à « la réforme des régimes spéciaux ».
Logement et famille : pour les locataires, suppression de l'obligation de caution et du dépôt de garantie ; pour les propriétaires, déduction de l'impôt des intérêts de l'emprunt - « Probablement à partir de juillet », précise-t-il dans L'Ex­press et « y compris sur les intérêts à courir des emprunts déjà contractés »  - et crédit d'impôt pour ceux qui ne paient pas d'impôt. Le projet Sarkozy confirme enfin les allocations familiales « dès le premier enfant », des droits de retraite « à ceux qui se consacrent à leurs enfants ou s'occupent d'une personne handicapée » et la suppression des droits de donation et de succession sauf pour « les plus riches ». (LE FIGARO)

20.03.2007

12 candidats en lice pour l'élection présidentielle...

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Douze candidats, dont José Bové qualifié in extremis, seront en lice pour l'élection présidentielle de 2007, a annoncé lundi le Conseil constitutionnel.
Jean-Louis Debré, président de cette institution, a proclamé la liste officielle à l'issue d'un intense travail de vérification et de validation des parrainages au siège du Conseil, au Palais Royal à Paris.
Les sages, qui avaient reçu quelque 16.900 formulaires, en ont validé 16.615. Ils en ont donc écarté à peu près 300, incomplets ou incorrects.
Beaucoup moins de la moitié des 42.000 parrains potentiels (maires, parlementaires...) ont accepté de "présenter" un postulant à l'Elysée.
M. Debré a précisé que "30 personnes avaient fait l'objet d'au moins un parrainage valide". Au fil des mois, près de 50 personnes avaient, à des degrés divers, fait acte de candidature.
Des recours concernant ces parrainages sont possibles jusqu'à mercredi minuit. En 2002, les sages en avaient reçu 4.
Un tirage au sort a été également effectué au Conseil constitutionnel, pour déterminer l'ordre des panneaux d'affichage électoral officiels. Chaque sage a tour à tour tiré un nom (sauf le président). Quatre en ont tiré deux. Le hasard a placé en tête le jeune postier LCR Olivier Besancenot et en dernier le champion UMP Nicolas Sarkozy.
La liste dans l'ordre officiel est: Olivier Besancenot (Ligue Communiste Révolutionnaire), Marie-George Buffet (PCF), Gérard Schivardi ("candidat des maires", soutenu par le Parti des Travailleurs), François Bayrou (UDF), José Bové (altermondialiste), Dominique Voynet (Verts), Philippe de Villiers (Mouvement pour la France), Ségolène Royal (PS), Frédéric Nihous (Chasse, pêche nature et traditions), Jean-Marie Le Pen (Front national), Arlette Laguiller (Lutte Ouvrière), Nicolas Sarkozy (UMP).
Les candidats sont moins nombreux que le record de 16 établi en 2002.
Trois candidats se situent à droite (Le Pen, Sarkozy, Villiers), deux (Bayrou, Nihous) affirment vouloir dépasser le clivage, les sept autres se positionnent à gauche.
Pas moins de 5 se réclament de la gauche radicale, une exception française.
Six postulent pour la première fois: Buffet, Schivardi, Bové, Royal, Nihous, Sarkozy. Entamant sa sixième campagne, Laguiller a le record de participations.
Jusqu'au bout, Bové est resté incertain. Une de ses 504 signatures a même été invalidée, selon de bonnes sources.
Quatre femmes se présentent, un tiers du total, proportion jamais atteinte. Surtout, pour la première fois, l'une d'elles, la socialiste Royal, présentée par un parti majeur, peut gagner.
La collecte des parrainages requis a été compliquée pour les "petits" candidats alors que pour Bayrou, Royal, Sarkozy, Buffet, appuyés par des formations disposant de nombreux élus, elle n'était qu'une formalité.
Les difficultés des autres, notamment de Jean-Marie Le Pen, pourtant finaliste de la présidentielle de 2002, ont déclenché une réflexion sur une réforme du système. Le débat avait alimenté un feuilleton en 2002 autour de la candidature du président du FN.
La publication de la liste officielle, mardi au JO, ouvrira une phase nouvelle, qualifiée d'"intermédiaire" par le Conseil supérieur de l'audiovisuel: chaque participant devra bénéficier d'un temps de parole égal sur les radios et télévisions publiques et privées.
Cette phase durera jusqu'à l'ouverture de la campagne officielle le 9 avril.

13.03.2007

Nicolas SARKOZY et la Nation...

medium_accueilfrance.gifDepuis que Nicolas Sarkozy a évoqué sur France 2 son souhait de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, une polémique s'est créée autour de la notion même d'identité française.

L'identité d'une nation c'est :

  • sa langue
  • son histoire
  • sa culture
  • ses valeurs

    Comment peut-on sérieusement refuser l'idée de faire partager ce patrimoine à celui qui souhaite vivre sur notre territoire ?

    Nicolas Sarkozy a d'ailleurs eu l'occasion de préciser les choses :

    « Je défends une identité française fondée sur un certain nombre de valeurs sur lesquelles je ne transigerai pas : la laïcité, l'égalité entre les hommes et les femmes, l'égalité pour tous les territoires, la promotion sociale, la valorisation du mérite. [...] Parce que la politique de l'immigration, c'est l'identité de la France dans trente ans. Ceux qui nous rejoignent doivent la respecter tout en apportant ce qu'ils sont. [...] Il est cohérent de vouloir rénover l'intégration à la française. [...] La rupture que je propose c'est de parler sans tabou. [...] Les Français ne supportent plus cette pensée unique qui fait que tout devient tabou même de dire que la France a une identité »


    Dans cette logique, notre candidat propose par exemple qu'un étranger qui aspire à vivre durablement en France fasse l'effort d'apprendre à parler le français et que cela devienne une condition du maintien sur le territoire.

    Il est important enfin, de noter la contradiction chez ceux qui affirment refuser cette notion d'identité nationale tout en rejetant le communautarisme.
    Le choix pour notre avenir sera soit l'affirmation d'une identité française forte et ouverte, auquel le futur immigré pourra s'agréger, soit l'amplification des conséquences liées à l'échec des politiques d'intégration. (Merci Thierry)

08.02.2007

Nicolas SARKOZY propose une "Union Méditerranée"...

medium_mediterranee.jpgNicolas Sarkozy veut réunifier la Méditerranée. Le candidat UMP à l’élection présidentielle a proposé mercredi que la France prenne l’initiative de construire une "Union méditerranéenne" sur le modèle de l’Union européenne.

Chassant sur les terres du Front national, le président de l’UMP, en tête dans les sondages, a fustigé les "professionnels de la repentance" lors d’une réunion publique à Toulon (Var) devant 8.000 militants.

Le président de l’UMP avait choisi la "ville du grand large", pour ce discours-programme sur la "grande politique méditerranéenne" qu’il appelle de ses voeux. Remisant ses références désormais habituelles à Jaurès et Blum pour mettre ses pas dans ceux de Jean Monnet, il a rappelé que la Méditerranée avait "fait naître l’homme européen".

"Notre grand tort est d’avoir longtemps, trop longtemps, tourné le dos à la Méditerranée", a estimé le candidat. Un oubli dû selon lui à la guerre d’Algérie, à "l’occultation du passé colonial" de l’Europe et à la "mode si détestable de la repentance".

Face à la menace du "choc des civilisations", Nicolas Sarkozy a jugé que "l’avenir de l’Europe est au sud". Dans cet esprit, il a plaidé pour une relance du dialogue entre les deux rives de la Méditerranée, mort-né depuis l’échec du processus lancé en 1992 à Barcelone, qui n’a débouché sur rien de concret.

Le candidat a donc proposé que la France prenne l’initiative d’une "Union méditerranéenne" avec les autres pays européens riverains. Il a précisé que cette Union "aura vocation" à se doter d’institutions communes avec l’UE et "pourrait s’organiser autour d’une rencontre périodique de ses chefs d’État et de gouvernement".

Nicolas Sarkozy n’a pas précisé la composition de cette Union méditerranéenne, mais souhaité que la Turquie, dont il estime qu’elle "n’a pas sa place" en Europe, soit le "pivot" du nouvel ensemble. Il a aussi expliqué que la résolution du conflit israélo-palestinien et la refondation de la politique arabe de la France devaient être recherchées "dans la perspective de cette Union méditerranéenne".

Le candidat UMP a souhaité que les quatre piliers de cette nouvelle organisation internationale soient une "politique d’immigration choisie", l’écologie, le co-développement et la lutte contre le crime organisé.

"Je veux être le président d’une France qui engagera la Méditerranée sur la voie de sa réunification après 12 siècles de divisions et de déchirements", a résumé M. Sarkozy.

Si le candidat a consacré l’essentiel de son discours à ce projet d’Union méditerrannéenne, il a surtout été ovationné par les militants des fédérations UMP du sud de la France lorsqu’il a repris les thématiques du Front national dans cette ville gérée entre 1995 et 2001 par l’extrême droite.

Il a été le plus applaudi lorsqu’il a lancé à propos de l’immigration que "personne n’est obligé de vivre en France contre son gré" ou lorsqu’il a fustigé "l’assisté qui gagne plus que le travailleur".

Dans une région où les rapatriés d’Afrique du Nord sont nombreux, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué de reconnaître la "dette morale" de la France à l’égard des rapatriés, des harkis et des anciens combattants des ex-colonies. "On doit désapprouver la colonisation et le système injuste, mais il ne faut pas confondre le système et les hommes", a-t-il dit, deux ans après la polémique sur le "rôle positif" de la colonisation. Et de s’en prendre aux "adeptes de la repentance qui refont l’histoire".

Tout au long de son discours, le candidat UMP n’a pas répondu aux attaques lancées la veille contre lui par son adversaire socialiste Ségolène Royal, qui l’avait accusé de "cacher" dans cette campagne qu’il se "bushise".

Il a laissé Michèle Alliot-Marie, présente à ses côtés, se charger de la riposte. "L’imagination qui semble faire défaut à la candidate socialiste quand il s’agit de son programme est (...) débordante quand il est question d’inventer des complots fantasmatiques ou d’attiser les peurs", a lancé la ministre de la Défense.

Rappel sur "j'ai une question à vous poser"...

medium_20060918.WWW000000437_1193_5.2.jpgNicolas SARKOZY est le premier candidat à l'élection présidentielle à avoir participé, lundi soir, à l'émission sur TF1 « J'ai une question à vous poser ».

Face à 100 Français, Nicolas SARKOZY marque un des scores les plus importants des audiences d'émission politique : 9 600 000 téléspectateurs à 22h24. Sur l'ensemble de l'émission, l'audimat donne 8 240 820 téléspectateurs en moyenne.

Alternant écoute attentive et explications précises, Nicolas SARKOZY a répondu aux questions en illustrant pas à pas les grandes lignes de son programme.

Concernant les retraites, Nicolas SARKOZY s'est prononcé pour une « réforme des régimes spéciaux ». Selon ses propos, « il n'y a pas de raison que certains Français cotisent 40 ans, d'autres 37,5 ans ; ce n'est pas normal ». Il a notamment précisé que s'il était élu « il y aurait plus d'argent pour les petites retraites, moins d'avantages pour les régimes spéciaux ».

Nicolas SARKOZY a également dénoncé « une nouveauté, d'autant plus scandaleuse : être pauvre alors qu'on travaille ». Il propose « qu'il n'y ait pas un seul minima social accordé à un pauvre sans travail, sans lui demander en contrepartie une activité ». Il a ajouté «qu'on ne puisse pas refuser plus de deux offres d'emploi successives qui correspondent à [ses] formations». Selon ses propos, il faut « tout faire pour que le travail rapporte davantage que l'assistance », assurant que le problème économique de la France, c'est que le travail ne paie pas assez ».

Au cours de ses dialogues avec les 100 Français, il a réaffirmé que chaque Français devait pouvoir posséder son logement. Il propose à cet effet de « déduire les intérêts d'emprunt pour faciliter l'achat de logement ».

« Il n'y a aucune raison que les classes moyennes soient déclassées à ce point-là », a-t-il affirmé.

Nicolas SARKOZY s'est par ailleurs prononcé en faveur de « l'ouverture des petits commerces le dimanche ». Selon ses propos, « si les gens veulent travailler le dimanche, ou s'ils veuillent faire leurs courses le dimanche, pourquoi les en empêcher ? ». Il a ajouté qu'il ne souhaitait pas « passer d'un système d'interdiction à un système d'obligation ».

Interrogé sur les discriminations, Nicolas SARKOZY a rappelé que « c'est un thème qui [lui] tient particulièrement à coeur ». Pour y remédier, il a estimé qu' « il y a un moyen dans un Etat de droits, c'est de permettre à la justice de sanctionner ». S'agissant plus particulièrement des personnes homosexuelles, il a rappelé qu'il est important de reconnaître « la sincérité de leur amour ». Il a ensuite exposé sa position à l'égard des couples du même sexe : il souhaite qu'ils puissent bénéficier « des mêmes droits fiscaux, sociaux et patrimoniaux » que les couples hétérosexuels mais ne souhaite pas que la possibilité d'adopter leur soit reconnue.

© News Press 2007

07.02.2007

Nicolas SARKOZY, homme d'ouverture...

medium_TF1.2.jpgFace au Parti socialiste qui s'efforce de réhabiliter le clivage gauche-droite, Nicolas Sarkozy prône désormais une "ouverture" politique qu'il promet de mettre en oeuvre, s'il est élu, après l'élection présidentielle.

"La victoire me crée l'obligation d'ouverture", a déclaré mardi aux journalistes le candidat de l'UMP dans le train qui le menait au Creusot, où il allait visiter une usine d'Alstom.

"Je veux être le président de l'ouverture politique", avait-il dit lundi soir sur TF1 le candidat de l'UMP lors de la première édition de l'émission "J'ai une question à vous poser".

"Je veux gagner sur mon projet et sur mes idées mais je sais bien qu'on ne gouverne pas seul, qu'il faut une équipe, et je sais que (...) les gens bien ne se trouvent pas dans son seul camp, dans sa seule famille", avait-il poursuivi.

"Je ne suis pas l'homme d'un clan, je ne suis pas l'homme d'une famille politique. Je veux m'adresser à tous les Français sans exception et je pratiquerai l'ouverture."

Nicolas Sarkozy a précisé qu'il s'expliquerait "en détail" sur sa conception de l'ouverture dimanche lors de la réunion des responsables de ses comités de soutien à la Mutualité à Paris.

Le ministre de l'Intérieur et président de l'UMP se rapproche ainsi de la position de François Bayrou sur un créneau qui a permis au président de l'UDF une percée dans les sondages.

Avec 13% d'intentions de vote au premier tour dans la dernière enquête LH2, le dirigeant centriste reste loin derrière Nicolas Sarkozy (33%) mais devance le président du Front national Jean-Marie Le Pen.

François Bayrou affirme depuis des mois vouloir dépasser l'opposition entre la gauche et la droite et prône la formation d'un gouvernement d'union nationale, une position qui semble lui valoir des ralliements tant de la droite que de la gauche.

Nicolas Sarkozy ne va pas aussi loin et dit refuser pour le moment d'envisager une "distribution" des postes. Il note également que les contextes français et allemand ne sont pas totalement semblables.

"Le rassemblement allemand est un rassemblement contraint puisque personne n'avait gagné des élections. Le rassemblement que je souhaite est un rassemblement voulu et assumé", a-t-il souligné mardi.

Prié de dire s'il pourrait nommer le populaire ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo au poste de Premier ministre, s'il est élu, il a répondu : "Jean-Louis Borloo est un garçon qui a beaucoup de talent mais (...) donner le sentiment de se partager les postes alors que rien n'est fait, très peu pour moi."

L'ouverture concernera-t-elle les hommes ou les idées, lui ont redemandé des journalistes mardi. "Les deux. Je serai assez précis dimanche", s'est-il contenté de répondre.

Jean-Louis Borloo ne s'est pas encore exprimé sur la candidature de Nicolas Sarkozy. Selon son entourage, il le fera fin février ou début mars dans le cadre du Parti radical, formation qu'il co-préside et qui est associée à l'UMP.

"Je ne veux pas mégoter, je ne veux pas de compromis avant" (l'élection), a pour sa part déclaré lundi soir Nicolas Sarkozy. "Mais je pratiquerai l'ouverture après, parce que la France a besoin de l'énergie de tous ses enfants et de tous les talents et il n'y a pas deux équipes de France A."

Dans la Ve République, seul le président socialiste François Mitterrand a envisagé une ouverture politique au-delà de sa famille politique - vers le centre, en l'occurrence - après sa réélection en 1988. Mission dont il avait chargé Michel Rocard, nommé Premier ministre.

Après s'être présenté en candidat de la "rupture", puis de la "rupture tranquille", Nicolas Sarkozy s'était posé la semaine dernière en candidat "hors système", soucieux de rallier les électeurs d'extrême-droite autant que les déçus du socialisme, multipliant les appels du pied à la France des "travailleurs" mais aussi aux enseignants, traditionnellement plutôt acquis à la gauche.

En se présentant en candidat de "l'ouverture politique", le ministre de l'Intérieur, qui a assuré lors de son investiture par l'UMP, le 14 janvier, qu'il avait "changé", semble ainsi vouloir franchir une nouvelle étape dans sa mue de chef de parti en présidentiable.(Extrait Reuters)

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